Napoleon et sa famille (47 oeuvres)
Le mariage de Napoléon et de Marie-Louise (3 oeuvres)
© Photo RMN-Grand Palais - G. Blot
Titre : Cortège nuptial de Napoléon et de Marie Louise d'Autriche.
Auteur : Benjamin ZIX (1772-1811)
Date de création : 1810
Date représentée : 2 avril 1810
Dimensions : Hauteur 172 cm - Largeur 24 cm
Technique et autres indications : Dessin à la plume rehaussé à l'aquarelle.
Lieu de Conservation : Musée du Louvre (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 78-000033
© Photo RMN-Grand Palais - G. Blot
Titre : Cortège nuptial de Napoléon et de Marie Louise d'Autriche. Détail - première partie.
Auteur : Benjamin ZIX (1772-1811)
Date de création : 1810
Date représentée : 2 avril 1810
Dimensions : Hauteur 172 cm - Largeur 24 cm
Technique et autres indications : Dessin à la plume rehaussé à l'aquarelle.
Lieu de Conservation : Musée du Louvre (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 81-000152
© Photo RMN-Grand Palais - G. Blot
Titre : Cortège nuptial de Napoléon et de Marie Louise d'Autriche. Détail - deuxième partie.
Auteur : Benjamin ZIX (1772-1811)
Date de création : 1810
Date représentée : 2 avril 1810
Dimensions : Hauteur 172 cm - Largeur 24 cm
Technique et autres indications : Dessin à la plume rehaussé à l'aquarelle.
Lieu de Conservation : Musée du Louvre (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 81-000153
© Photo RMN-Grand Palais - G. Blot
Titre : Cortège nuptial de Napoléon et de Marie Louise d'Autriche. Détail - troisième partie.
Auteur : Benjamin ZIX (1772-1811)
Date de création : 1810
Date représentée : 2 avril 1810
Dimensions : Hauteur 172 cm - Largeur 24 cm
Technique et autres indications : Dessin à la plume rehaussé à l'aquarelle.
Lieu de Conservation : Musée du Louvre (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 81-000151
Fastes impériaux
En 1810, la France domine l’Europe continentale et Napoléon, après son divorce avec Joséphine, obtient la main de Marie-Louise, fille aînée de l’empereur d’Autriche François Ier, scellant ainsi la nouvelle alliance entre les deux empires.
Le mariage, organisé les 1er et 2 avril dans les palais de Saint-Cloud, du Louvre et des Tuileries, consacre donc la suprématie française. La cérémonie religieuse du 2 avril n’est pas organisée dans la nouvelle chapelle des Tuileries édifiée à la place de la salle d’assemblée révolutionnaire, mais dans le Salon Carré du Louvre, permettant ainsi à plus de huit mille invités de suivre la procession du cortège impérial lors de son passage dans la Grande Galerie qui sert de communication entre les Tuileries et le Salon.
Pour commémorer l’événement, Brongniart, le directeur de la manufacture impériale de Sèvres, projette un monumental vase en porcelaine décoré d’une frise représentant le cortège et charge Benjamin Zix, l’un des principaux dessinateurs des fastes impériaux et des campagnes napoléoniennes, de la composer.
Famille impériale et officiers de la cour
En tête de cortège, les huissiers, hérauts d’armes, pages, aides et maîtres des cérémonies, officiers de la maison du roi d’Italie, écuyers et chambellans ouvrent la voie aux aides de camps de l’Empereur, gouverneur du palais, Grands aigles de la Légion d’honneur, ministres, grands officiers et dignitaires. Défilent ensuite les princes de la famille impériale qui introduisent Napoléon tenant par la main Marie-Louise. Lui portent la traîne les reines d’Espagne, de Hollande et de Westphalie, la grande-duchesse de Toscane et la duchesse de Guastalla. Puis viennent les dames d’honneur et d’atours de l’impératrice, Madame Mère, la reine de Naples, la grande-duchesse de Bade, les dames d’honneur des princesses qui sont accompagnées par le colonel général de la garde, le grand maréchal du palais et les chambellans, chevalier d’honneur et premier écuyer de l’impératrice.
Sur le mur côté Seine de la Grande Galerie sont accrochés des chefs d’œuvres de ce qui était alors considéré comme les trois grandes écoles de peinture : l’école italienne (autour de la Transfiguration de Raphaël prise au Vatican), flamande (autour du triptyque de la Cathédrale d’Anvers de Rubens) et française (autour d’un grand Le Sueur et de trois Poussin).
L’ordre rigoureux du défilé paraît moins troublé par l’agitation présente sur certaines œuvres que les acclamations, au passage du couple impérial, des spectatrices placées sur deux rangs de banquettes et des hommes en grand uniforme ou habit français debout derrière.
Suprématie politique et artistique
Un officier de la garde, Coignet, posté dans la Galerie comme une cinquantaine d’autres pour assurer la sécurité et servir des rafraîchissements au son de petits orchestres, fut émerveillé par « tout ce beau cortège [qui] marchait lentement ». Il admira aussi les tableaux avec fierté : bon nombre provenait de confiscations faites dans les pays conquis par les armées révolutionnaires et impériales.
L’accrochage, mais aussi l’espace représenté, est en partie fictif. L’architecte Fontaine a rénové la Galerie en la divisant en neuf travées d’inégale grandeur, délimitées par des pilastres et arcades à colonnes, et éclairées par des ouvertures rectangulaires pratiquées dans la voûte.
L’agencement des tableaux correspond plus ou moins fidèlement aux cimaises principales du musée que Denon, le directeur du Musée Napoléon, a organisé de manière moderne, par école et par période, en réunissant pour la première -et unique- fois dans l’histoire parmi les plus grands chefs d’œuvres de la peinture européenne.
Les palais des Tuileries et du Louvre, respectivement siège du pouvoir impérial et lieu d’exposition des trophées artistiques conquis sur l’Europe, symbolisent en 1810 la suprématie militaire, politique et artistique de la France sur le continent.
Le choix de représenter la traversée du cortège nuptial dans la Grande Galerie pour commémorer le mariage est donc judicieux, mais la peinture d’après ce dessin sur le monumental vase de Sèvres fut laissée inachevée par la chute de l’Empire, époque où bon nombre d’œuvres de la Grande Galerie retournèrent dans leurs pays d’origine.
Auteur : Guillaume NICOUD