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Lettre de Joséphine acceptent la dissolution de son mariage. Lettre de Joséphine acceptent la dissolution de son mariage.
Le divorce de l'impératrice Joséphine. Le divorce de l'impératrice Joséphine.
Frédéric Henri SCHOPIN.
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Lettre de Joséphine acceptent la dissolution de son mariage.

© Photo RMN-Grand Palais - Bulloz

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Titre : Lettre de Joséphine acceptent la dissolution de son mariage.

Date de création : 1809
Date représentée : 15 décembre 1809
Dimensions : Hauteur 19 cm - Largeur 13.5 cm
Lieu de Conservation : Musée de l'Histoire de France (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 01-020762 / AEII13n°1

Le divorce de l'impératrice Joséphine.

© The Wallace Collection, Londres, Dist. RMN-Grand Palais / The Trustees of the Wallace Collection

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Titre : Le divorce de l'impératrice Joséphine.

Auteur : Frédéric Henri SCHOPIN (1804-1880)
Date de création : 1846
Date représentée : 16 décembre 1809
Dimensions : Hauteur 55.8 cm - Largeur 80.5 cm
Technique et autres indications : Huile sur toile.
Lieu de Conservation : Wallace Collection (Londres) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 10-510586 / P568

  Contexte historique

L’institution du divorce

Lorsque le Premier consul Napoléon Bonaparte divorce en 1809 d’avec l’impératrice Joséphine, il tente de se conformer à la législation matrimoniale qu’il a lui-même mise en place avec le code civil de 1804, tentative de compromis entre les positions antagonistes que la question du divorce suscite depuis le XVIIIe siècle.

Dépendant de la juridiction de l’Église sous l’Ancien Régime, le mariage est un sacrement que nul ne peut rompre. À la veille de la Révolution, ce carcan religieux est remis en cause, et les écrits en faveur du divorce se multiplient ; Voltaire en particulier développe abondamment ce sujet dans son Dictionnaire philosophique.

La séparation de corps, seule issue au mariage sous l’Ancien Régime, est loin de garantir la liberté des individus telle que l’a définie la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en 1789. Cette situation conduit l’Assemblée nationale à adopter le 20 septembre 1792 une législation qui, bouleversant les dispositions fixées par l’Église, fait du mariage un acte civil que le divorce peut annuler.

Institué au nom du respect de la liberté, le divorce fait néanmoins l’objet de virulentes critiques sous la Convention. Pour en tenir compte, le code civil réduit alors considérablement les causes possibles du divorce et rétablit la séparation de corps qui avait cours sous l’Ancien Régime. Il admet par ailleurs la laïcisation du mariage et la possibilité du divorce par consentement mutuel, motif qui sera retenu par Napoléon et Joséphine.

  Analyse des images

Le divorce de Napoléon et Joséphine de Beauharnais

Le 9 mars 1796, à la mairie du 2e arrondissement de Paris, Napoléon Bonaparte épouse civilement Marie-Josèphe Rose Tascher de La Pagerie, dite Joséphine, créole veuve du vicomte de Beauharnais et déjà mère de deux enfants. Le 1er décembre 1804, à la veille du sacre, le cardinal Fesch reçoit le consentement matrimonial des époux.

Son union avec Joséphine étant restée sans descendance, Napoléon se décide à répudier son épouse en novembre 1809. Pour que le consentement mutuel soit un motif valable à leur divorce, Joséphine dut déclarer par écrit et de sa propre main n’avoir plus « aucun espoir d’avoir des enfants » et consentir à « la dissolution d’un mariage qui désormais est un obstacle au bien de la France », comme en témoigne le présent document conservé au musée de l’Histoire de France. Prononcé le 15 décembre 1809, le divorce par consentement mutuel est confirmé par un sénatus-consulte le lendemain. Désormais célibataire, Napoléon épousera Marie-Louise d’Autriche le 2 avril 1810.

Le consentement de Joséphine fut suivi le 15 décembre 1809 d’une imposante cérémonie aux Tuileries. Elle eut lieu à neuf heures du soir dans le grand cabinet de l’Empereur en présence de la famille impériale et du prince-archichancelier Cambacérès. Dans le discours où il expliqua les raisons de ce divorce, Napoléon évoqua surtout « l’intérêt et le besoin de ses peuples qui veulent qu’il laisse à des enfants, ce trône où la Providence l’a placé » et confia faire ainsi le « sacrifice des plus douces affections de [son] cœur ». À son tour, Joséphine s’adressa à l’assemblée pour confirmer son consentement au divorce. Dans cette toile datée de 1846, Henri-Frédéric Schopin (1804-1880) a choisi d’immortaliser l’instant où, la cérémonie s’achevant, Joséphine doit procéder à la signature du pacte de divorce, soutenue dans cette douloureuse épreuve par sa fille Hortense qui, détournant la tête sous l’emprise du chagrin, la serre dans ses bras. À droite, Napoléon, assis droit dans son trône, les traits impassibles, semble parfaitement maîtriser la situation.

  Interprétation

Une procédure décriée

La procédure suivie par Napoléon et Joséphine n’en enfreignait pas moins la loi, car un décret impérial de 1806 interdisait le divorce aux membres de la famille Bonaparte. En outre, alors même que l’officialité métropolitaine avait reconnu la nullité du mariage en janvier 1810, l’opinion publique et l’Église catholique considérèrent le recours au consentement mutuel, motif pourtant légalement valable, comme un expédient. Constituant encore pour beaucoup une atteinte à la morale et à la loi divine, en vertu de l’indissolubilité des liens sacrés du mariage, le divorce continua à susciter de virulents débats.

La réaction ultra se produisit dès la Restauration : après le rétablissement du catholicisme comme religion d’État en 1814, l’une des premières mesures symboliques prises sous Charles X fut, le 8 mai 1816, la suppression du divorce dans le code civil. Seule était maintenue la séparation de corps admise par l’Église.

Par la suite, tous les projets de réforme échouèrent, alors même que les partisans du divorce devenaient de plus en plus nombreux. Il fallut attendre l’avènement de la République et la loi du 27 juillet 1884 pour qu’il soit rétabli, dans une forme cependant beaucoup moins libérale que celle du code civil de 1804.

Auteur : Charlotte DENOËL


Bibliographie

  • Bernard CHEVALLIER, « La séparation avec Joséphine », in Napoléon Ier : le magazine du Consulat et de l’Empire, n° 41, nov. 2006.
  • Jean GAUDEMET, Le Mariage en Occident, Paris, Éd. du Cerf, 1987.
  • Louis GREGOIRE, Le « Divorce » de Napoléon et de l’Impératrice Joséphine : étude du dossier canonique, Paris, Letouzey et Ané, 1957.
  • Francis RONSIN, Le Contrat sentimental : débats sur le mariage, l’amour, le divorce, de l’Ancien Régime à la Restauration, Paris, Aubier, 1990.
  • Francis RONSIN, Les Divorciaires, Paris, Aubier, 1992.
    Christophe PINCEMAILLE, « Le divorce », in La Revue Napoléon Ier, n° 40, nov. 2009.
  • Henri WELSCHINGER, Le Divorce de Napoléon, Paris, Plon, 1889.

Commentaires

Il y a en ce moment au Musée du Luxembourg une exposition sur Joséphine où l'on voit l'acte de divorce;
Vidéo ci-dessous:[url=https://www.youtube.com/watch?v=wHz1nAgoppU]
la colonne
Par la colonne le 03/04/14 à 00h41 - #2234

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