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L'histoire par l'image de 1643 à 1945

 
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Arrivée des premiers fantassins américains le 6 juin 1944.

© Photo RMN-Grand Palais - G. Blot

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Titre : Arrivée des premiers fantassins américains le 6 juin 1944.

Date de création : 1944
Date représentée : 6 juin 1944
Technique et autres indications : Titre original : First pictures of landings in France
Epreuve photographique
Lieu de Conservation : Musée national de la Coopération Franco-américaine (Blérancourt) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 08-529103 / Dsb2.1.2.92

Devant les côtes françaises.

© Photo RMN-Grand Palais - G. Blot

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Titre : Devant les côtes françaises.

Date de création : 1944
Date représentée : 6 juin 1944
Technique et autres indications : Titre original : Bound for the French coast
Epreuve photographique
Lieu de Conservation : Musée national de la Coopération Franco-américaine (Blérancourt) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 08-529045 / Dsb2.1.2.28

Le général Eisenhower donnant les dernières directives avant le Débarquement.

© Photo RMN-Grand Palais - G. Blot

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Titre : Le général Eisenhower donnant les dernières directives avant le Débarquement.

Date de création : 1944
Date représentée : 6 juin 1944
Technique et autres indications : Titre original : U.S General Eisenhower bids good luck to paratroops leaving for France
Epreuve photographique
Lieu de Conservation : Musée national de la Coopération Franco-américaine (Blérancourt) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 08-529050 / Dsb2.1.2.31.2

  Contexte historique

Opération Overlord

C’est au cours de l’année 1943 que les Anglais, les Américains et les Canadiens décident de lancer une opération de grande envergure contre l’armée allemande à partir des côtes françaises. Cette opération succède à plusieurs débarquements de troupes (en Afrique du Nord fin 1942, en Sicile et en Italie en 1943) et qui se sont soldées par des succès. Les Alliés préparent donc, dans les premiers mois de 1943, le plan Overlord (« Suzerain »), qui est adopté à l’automne, lors de la conférence de Téhéran (28 novembre-1er décembre 1943).

Après avoir hésité entre la Normandie et le Pas-de-Calais, Britanniques et Américains, connaissant les importantes fortifications construites par les nazis devant la ville anglaise de Douvres, et échaudés par le cuisant échec de l’attaque de Dieppe en 1942, optent finalement pour un débarquement militaire le long des côtes du Calvados et de la Manche. Divisées en cinq secteurs que se répartissent les Canadiens et les Britanniques (à l’Est) et les Américains (à l’Ouest), ces côtes étaient moins bien défendues par la Wehrmacht : le « mur de l’Atlantique » y était plus vulnérable. Sous le commandement suprême du général américain Dwight Eisenhower, les Alliés se lancent à l’assaut des côtes normandes dès le 5 juin 1944 : des opérations sont menées par les parachutistes à l’intérieur des terres, avant que les fantassins et les blindés, transportés sur de multiples embarcations créées pour l’occasion, attaquent depuis les plages l’armée allemande le matin du 6 juin, à partir de 6h30.

De très nombreuses photographies, publiées le plus souvent à des fins de propagande, témoignent de la préparation et du déroulement des combats. Vues aériennes, clichés instantanés pris par des soldats embarqués sur les péniches, portraits des chefs alliés sont abondamment diffusés et montrent le déroulement du » jour le plus long ». Les trois images, qui émanent de l’U.S. Office of War Information (créé en 1942 par le gouvernement américain pour diffuser dans les différents media des images et des messages de propagande patriotique), évoquent trois phases essentielles du débarquement de Normandie et s’inscrivent parfaitement dans l’ordre chronologique des faits : envoi des troupes aéroportées dans la nuit du 5 au 6 juin dans l’arrière-pays normand, traversée de la Manche par l’armada alliée, assaut des côtes au petit matin.

  Analyse des images

Le déroulement du Jour J

La première photographie représente le général Eisenhower donnant ses dernières consignes aux parachutistes de la 101e division aéroportée, qui sauteront quelques heures plus tard au-dessus du Cotentin, à l’arrière des fortifications de la plage d’Utah. Leur mission est de prendre à revers les forces allemandes massées sur les côtes et de faciliter la progression des troupes débarquées le matin. La composition de cette photographie est très étudiée : elle a pour but de montrer les rapports étroits qui unissent le général et les soldats. « Ike » Eisenhower, qui avait déjà dirigé les campagnes de Tunisie, de Sicile et d’Italie en 1942-1943, était connu pour sa modestie : les fantassins faisaient volontiers confiance à cet officier avenant et proche d’eux. C’est ce qui ressort de ce cliché : vêtu dans un simple uniforme dont l’angle de prise de vue dissimule les insignes de général, Eisenhower estompe la distance qui existe entre un officier et ses hommes. Se plaçant au milieu des parachutistes en tenue de combat et dont le visage a été noirci au charbon, il est écouté avec respect. Au centre des regards, il cherche à galvaniser ses troupes en partageant avec elles les derniers instants précédant la bataille.

La deuxième image est une vue aérienne qui indique l’immensité des moyens engagés par les Alliés pour attaquer la Normandie et suggère la puissance des troupes anglo-américaines : la mer est littéralement couverte de bateaux, qui attendent le signal avant l’invasion des côtes françaises. Les forces anglo-américaines se composent en effet de 1 200 navires de guerre et de 5 700 navires de transport, précédés de 25 flottilles de dragueurs de mine qui lui ouvrent des passages dans la Manche, auxquels s’ajoutent 15 navires-hôpitaux et deux ports artificiels (composés de caissons de béton et de vieux navires devant être immergés pour former une jetée). Le débarquement de 130 000 hommes et de 20 000 véhicules a nécessité la construction de multiples embarcations de tailles diverses, comme le montre l’image : fruits de l’effort de guerre, les Landing Ships et Landing Crafts ont donc été fabriqués tout au long de l’année 1943 et au début de 1944, aux Etats-Unis aussi bien qu’en Grande-Bretagne, afin de répondre aux besoins de l’armée. Cette photographie nous rappelle enfin que 52 escadrilles d’avions de chasse patrouillent dans le même temps dans le ciel afin de protéger les navires contre une attaque éventuelle de la Luftwaffe.

Le troisième cliché a été pris au moment de l’arrivée des premiers fantassins américains, le matin du 6 juin 1944. On aperçoit à droite la proue d’une péniche de débarquement, d’où s’élancent les soldats. Le nom de la plage n’est pas précisé (s’agit-il d’Omaha, théâtre d’affrontements sanglants, ou d’Utah, où le débarquement s’est effectué plus facilement ?). La progression des fantassins vers la plage est rendue difficile par le poids de leur équipement (environ 30 kg) et par le fait qu’ils sont à moitié immergés. L’état-major allié avait calculé avec précision le meilleur moment pour réaliser le débarquement des troupes : à l’aube, à la moitié de la marée montante (afin d’éviter les défenses sous-marines disposées sur les côtés par les Allemands). La plage est donc lointaine pour les fantassins (on la devine sur la gauche), qui devront ensuite se protéger tant bien que mal sur le sable et prendre d’assaut ensuite les défenses allemandes. La fumée que l’on voit sur la plage et au-dessus de la côte est sans doute due aux bombardements intensifs des côtes par l’artillerie (cuirassiers et destroyers). Le photographe, en choisissant un cadre très large, a donc voulu donner une vision « panoramique » de la bataille, ce qui lui permettait aussi d’éviter toute représentation trop violente de la réalité (morts, blessés, soldats qui se noient dès leur sortie, riposte allemande…).

  Interprétation

La victoire inéluctable des Alliés

Les trois photographies illustrent l’ampleur de l’opération Overlord, qui marque, sur le front occidental, un tournant décisif dans la guerre : après la victoire des Soviétiques à Stalingrad et les débarquements réussis en Méditerranée, le débarquement de Normandie permet d’ouvrir un nouveau front contre l’Allemagne. Au soir du 6 juin, un nombre important de soldats alliés a déjà pris pied sur le sol français. Ce sont au total 156 000 soldats qui ont été débarqués dès le premier jour : 17 000 hommes des 101e et 82e divisions ont été parachutés tandis que 139 000 Américains, Britanniques et Canadiens se sont positionnés sur les plages normandes et dans les environs, pour des pertes assez faibles (10 000 morts, blessés et disparus). La première phase a donc été une réussite et a permis aux Alliés de former des bases solides en France. C’est ce dont témoignent les trois photographies : puissance de l’armada en partance pour la Normandie, détermination d’Eisenhower et de ses troupes face aux Allemands, avancée victorieuse des fantassins sur les plages.

Auteur : Christophe CORBIER


Bibliographie

  • WIEVORKA, Olivier, Histoire du Débarquement de Normandie ; des origines à la Libération de Paris (1941-1944), Paris, Seuil, Points-Histoire, 2007.
  • MAN, John, Atlas du débarquement et de la bataille de Normandie 6 juin-24 août 1944, Paris, éditions Autrement, 1994.

Commentaires

Bonjour,
On ne parle pratiquement jamais de Leclerc et de sa deuxième DB, partis du Tchad, qui a combattu au Sahara et en Tunisie, puis qui a gagné l'Angleterre où il s'est vu refuser de débarquer le 18 juin par Eisenhower et qui a débarqué en août en Normandie, a aidé à libérer l'ouest, Paris, puis a combattu avec les américains à la bataille sanglante des Ardennes pour atteindre Strasbourg et Berchtesgaden.
Dommage, dommage...
lacheneau
Par lacheneau le 10/02/12 à 15h49 - #548
Bonjour,

Le site l'Histoire par l'image vient d'élargir sa période d'étude à 1945. Ce ne sont ici que les premières études d'une longue série !
Nous continuerons bien sûr à publier sur cette période riche et il est donc possible que nous soyons amenés à traiter ce sujet.

Bonne journée,

Anne-Lise
Histoire-image
Par Histoire-image le 10/02/12 à 16h09 - #549
Bonjour, lors d’une visite du musée le Mémorial de Caen en Basse Normandie, j’ai eu l’occasion dans connaitre plus sur l’histoire de la seconde guerre mondiale, et le débarquement. Ce musée retrace avec beaucoup d’émotion cette époque. Musée à visité en famille, ou entre amis. :)
pxpx
Par pxpx le 04/07/13 à 09h44 - #1673

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