La peinture de batailles : un genre en évolution (4 oeuvres)
Le Siècle des Lumières (12 oeuvres)
© Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette
Titre : La bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745.
Auteur : Pierre LENFANT (1704-1787)
Dimensions : Hauteur 249 cm - Largeur 272 cm
Technique et autres indications : Huile sur toile.
Oeuvre peinte entre 1750 et 1760. Sont représentées au premier plan des figures équestres de la Maison militaire du roi (gardes du corps de la 1ère compagnie écossaise, gendarmes de la garde)
Lieu de Conservation : Musée de l'Armée (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 06-505724 / 22146 ; Eb 1527
© Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette
Titre : La bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745.(détail)
Auteur : Pierre LENFANT (1704-1787)
Dimensions : Hauteur 249 cm - Largeur 272 cm
Technique et autres indications : Huile sur toile.
Oeuvre peinte entre 1750 et 1760. Sont représentées au premier plan des figures équestres de la Maison militaire du roi (gardes du corps de la 1ère compagnie écossaise, gendarmes de la garde)
Lieu de Conservation : Musée de l'Armée (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 06-505724 / 22146 ; Eb 1527
Du « Bien-Aimé » au « Mal-Aimé »
Louis XV jouit du titre glorieux de « Bien-Aimé » pendant toute la première moitié de son règne. Sa popularité atteint son sommet dans les années 1744-1748 grâce à sa participation à la guerre de Succession d’Autriche. Au lendemain du triomphe de Fontenoy (11 mai 1745), Louis XV décide de mettre en scène sa présence sur le champ de bataille en commandant une série de tableaux s’inspirant de celle réalisée par Van der Meulen (1688-1690) pour les campagnes militaires de Louis XIV. D’abord confié à Charles Parrocel (1688-1752), le projet tombe dans l’oubli à sa mort avant d’être relancé en 1759 par un de ces élèves, Pierre Lenfant, peintre de batailles à la Cour, pour décorer le nouvel Hôtel de la guerre alors en construction à Versailles. Ce tableau appartient à une série similaire réalisée pour le marquis d’Argenson, secrétaire d’Etat à la guerre, pour décorer sa résidence de Neuilly. La reprise du projet s’effectue dans un contexte de désamour à l’égard de la personne royale avec le début de la guerre de Sept Ans et l’attentat de Damiens en 1757. Les anciennes victoires feront oublier les tensions du temps et les conflits qui opposent les grandes puissances européennes.
La mise en scène de la présence du roi sur le champ de bataille.
Pierre Lenfant représente dans ce tableau la phase décisive de la bataille de Fontenoy : la charge des troupes alliées par l’infanterie et la cavalerie françaises. Louis XV se situe en habit gris au centre la représentation. La convergence des lignes de construction et la lumière concentrent l’attention sur la figure royale. Derrière le roi, se trouve le Dauphin Louis, seulement âgé de 16 ans, qui participe à sa première bataille. On peut également noter à leurs côtés la présence du duc de Noailles, du duc de Richelieu et du marquis d’Argenson. Quant au maréchal de Saxe, il est relégué au second plan. On le voit commander les opérations depuis une voiture, une crise de goutte l’empêchant de monter à cheval.
L’exaltation du roi de guerre.
Bien qu’exposé au tir de l’ennemi, Louis XV refuse de quitter sa position malgré les injonctions de son entourage qui, face à l’avancée des troupes ennemies, craignait pour sa sûreté. C’est la première fois depuis la bataille de Poitiers en 1356 que le roi est présent avec le dauphin sur le champ de bataille. A côté de son rôle de nourricier, de protecteur de l’Eglise et de son pouvoir thaumaturgique (ou guérisseur), l’attribut guerrier est une des principales qualités requises pour le souverain. Dans un moment de dégradation de l’image du roi, ce tableau participe à la réhabilitation de Louis XV en mettant en scène le roi de guerre qui est à l’apogée de sa gloire à Fontenoy. La guerre est un des fondements de la construction de l’Etat royal à l’époque moderne. En cristallisant autour de la personne royale cette représentation guerrière, Pierre Lenfant rappelle que le roi est le détenteur de la force et de la puissance de la monarchie absolue.
Auteur : Maxime HERMANT
[...]La reprise du projet s’effectue dans un contexte de désamour à l’égard de la personne royale avec le début de la guerre de Sept Ans et l’attentat de Damiens en 1757[...]
Maintenant j'ai ma réponse, merci beaucoup