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Foulard Légion d'honneur. Foulard "Légion d'honneur".
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Paire de pichets à eau en forme de Napoléon et  Joséphine.

© Photo RMN-Grand Palais - G. Blot

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Titre : Paire de pichets à eau en forme de "Napoléon" et "Joséphine".

Auteur : ANONYME
Date de création : 1830
Dimensions : Hauteur 30 cm - Largeur 13.5 cm
Technique et autres indications : faïence
Lieu de Conservation : Musée national du Château de Malmaison (Rueil-Malmaison) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 01DE14514/MM.60.9.3 (1&2)

Moule à gaufres Napoléon.

© Photo RMN-Grand Palais - G. Blot

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Titre : Moule à gaufres "Napoléon".

Auteur : ANONYME
Date de création : 1840
Dimensions : Hauteur 22.5 cm - Largeur 8.5 cm
Technique et autres indications : Tôle de fer
Lieu de Conservation : Musée national du Château de Malmaison (Rueil-Malmaison) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 01CE14532/MM.85.1.14

Foulard Légion d'honneur.

© Photo RMN-Grand Palais - D. Arnaudet

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Titre : Foulard "Légion d'honneur".

Auteur : ANONYME
Date de création : 1840
Dimensions : Hauteur 80 cm - Largeur 91 cm
Technique et autres indications : soie imprimée
Lieu de Conservation : Musée national du Château de Malmaison (Rueil-Malmaison) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 95CE15849/N.319

  Contexte historique

« Toujours lui ! Lui partout ! », s’exclamait Victor Hugo dans Les Orientales (1829), à quoi Auguste Barbier répondait dans « L’idole » (Les Iambes (1831) : « Encore Napoléon, encore sa grande image ! » A partir de la Restauration en effet, les demi-soldes, anciens soldats de l’Empire démobilisés, commencèrent à faire circuler d’innombrables objets napoléoniens. D’abord camouflée, cette production qui prit immédiatement un caractère politique commença à se divulguer au grand jour à partir des années 1820. La mort de Napoléon, dont on avait craint jusqu’alors le retour comme lors des Cent-Jours en 1815, permit cette quasi-officialisation, de même que le régime monarchique, de plus en plus coupé de toute assise populaire, n’avait plus les moyens de s’opposer à la propagande. La production fut immense, variée, insolite, et recourut à tous les supports, techniques et matériaux.

  Analyse des images

Outre les objets présentés ici, on trouve aussi des canifs, des encriers, des sonnettes de table, des bougeoirs en forme de Napoléon, des tabatières ou boîtes diverses décorées de portraits de l’Empereur ou de scènes de bataille, des représentations du tombeau de l’Empereur, des statuettes, des assiettes ornées de sujets napoléoniens, etc. A défaut d’invasion de l’Europe, Napoléon fut partout dans les objets. Du plus quotidien au plus luxueux, il y en avait pour toutes les bourses, car ces objets étaient diffusés auprès de différentes catégories sociales, de l’ouvrier et du paysan au bourgeois libéral.

Il n’était pas anodin dans la première partie du XIXe siècle de posséder un objet de ce type, surtout sous la Restauration. C’était afficher hautement ses opinions bonapartistes, libérales. C’est pourquoi certains objets comme les foulards ne furent imprimés que sous Louis-Philippe : il était impossible de se montrer avec un mouchoir napoléonien noué autour du cou sous le règne de Charles X. Les foulards imprimés étaient d’ailleurs plutôt le fait des ouvriers – la plupart étant en coton –, que des bourgeois. Celui que nous montrons ici, en soie et portant la Légion d’honneur, devait appartenir soit à un ancien officier, soit à un nouveau décoré. Il s’agit en effet d’une œuvre déjà luxueuse, que l’on peut dater de 1840 étant donné son sujet central qui représente d’une manière allégorique « l’envol de l’aigle », c’est-à-dire le retour des cendres.

En revanche, les pichets et le moule à gaufres sont bel et bien des objets très populaires, objets de cuisine et de taverne, qu’on ne devait cependant montrer qu’à des intimes ou à des proches dont on connaissait les opinions.

  Interprétation

Signes de reconnaissance entre gens du même parti, tous ces objets relèvent en même temps d’une manière ou d’une autre de la propagande plus ou moins autorisée sous Louis-Philippe, principale période de production de tous ces objets. On remarquera la présence de l’impératrice Joséphine, mieux acceptée par le peuple que Marie-Louise, bien mise en évidence dans l’imagerie autour de 1814-1815 parce que mère du roi de Rome, mais très vite oubliée parce que fille de l’empereur d’Autriche, ennemi de la France, et traîtresse à Napoléon.

Auteur : Jérémie BENOÎT


Bibliographie

  • Collectif, Napoléon. Le Retour des cendres. Mort et Résurrection, catalogue de l’exposition, Courbevoie, musée Roybet-Fould, 1990.

Commentaires

De bien beaux objets. Napoléon était un grand homme, pas par sa taille mais par sa stratégie et son abnégation quoi qu'on puisse en discuter aujourd'hui.
Romich
Par Romich le 03/12/11 à 12h37 - #380
Dire que Napoléon était un grand homme, bien sûr qu'il le fut par son génie militaire, par son grand talent d'organisateur et de législateur, mais il fut aussi une catastrophe pour le peuple français qu'il saigna à blanc durant 15 ans par ses guerres incessantes dictées par son appétit insatiable de conquêtes, qui détruisit des familles entières, corollaire de la mort de tous ces soldats morts sur les champs de bataille pour sa seule gloire.
On comprend donc qu'en 1815, le pays se soit senti soulagé de sa chute et de son exil définitif.
gemolibre
Par gemolibre le 03/04/14 à 00h39 - #2233

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