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L'histoire par l'image de 1643 à 1945

 
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Portrait de l'orfèvre François-Désiré Froment-Meurice (1802 – 1855). Portrait de l'orfèvre François-Désiré Froment-Meurice (1802 – 1855).
ANONYME.
Toilette de la Duchesse de Parme. Toilette de la Duchesse de Parme.
François-Désiré FROMENT-MEURICE.
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Présentation des oeuvres de Froment-Meurice à l'Exposition de 1849.

© Photo RMN-Grand Palais - H. Lewandowski

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Titre : Présentation des oeuvres de Froment-Meurice à l'Exposition de 1849.

Auteur : Ambroise RICHEBOURG (1830-1881)
Date de création : 1855
Date représentée : 1849
Dimensions : Hauteur 198 cm - Largeur 138 cm
Technique et autres indications : tirage albuminé à partir de négatif verre au collodion
Lieu de Conservation : Musée d'Orsay (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 98CE18143/Pho1981-38-9

Portrait de l'orfèvre François-Désiré Froment-Meurice (1802 – 1855).

© Photo RMN-Grand Palais - H. Lewandowski

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Titre : Portrait de l'orfèvre François-Désiré Froment-Meurice (1802 – 1855).

Auteur : ANONYME
Date de création : 1855
Date représentée : 1855
Dimensions : Hauteur 106 cm - Largeur 107 cm
Technique et autres indications : photographie
Lieu de Conservation : Musée d'Orsay (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 98CE18111/Pho1981-38-1

Toilette de la Duchesse de Parme.

© Photo RMN-Grand Palais - G. Vivien

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Titre : Toilette de la Duchesse de Parme.

Auteur : François-Désiré FROMENT-MEURICE (1802-1855)
Date de création : 1855
Dimensions : Hauteur 138 cm - Largeur 188 cm
Technique et autres indications : argent niellé, fer gravé, grenat, émail peint sur cuivre
Lieu de Conservation : Musée d'Orsay (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 91DE8730/OAO 530 à OAO 535 1-2

  Contexte historique

Le stand Froment-Meurice à l’Exposition de 1849

L’ampleur et l’éclectisme qui caractérisent la dernière exposition des produits de l’industrie française annonçaient la vitalité et le succès des expositions universelles qui lui succédèrent. La prise de vue par Richebourg, photographe officiel du ministère des Beaux-arts et de la Ville, du stand de l’orfèvre parisien le plus renommé témoigne de la diversité des créations, des styles et des clients de Froment-Meurice, comme de la situation critique des arts du luxe au lendemain de 1848.

  Analyse des images

Froment-Meurice et l’éclectisme

Montrant le célèbre orfèvre assis, de trois quarts, les bras croisés et le regard assuré derrière des petites lunettes, le portrait photographique anonyme de François-Désiré Froment-Meurice ne correspond guère à l’image que l’on donnait de lui au moment de son décès en 1855. On louait alors sa « bonté infinie », son ardeur au travail qui l’eût autorisé à mourir, certes « riche et honoré », mais après un repos mérité. Enfin, on notait surtout l’attention particulière qu’il témoignait à ses collaborateurs, qui lui portaient une « affection sans bornes ». C’est le portrait d’un chef d’entreprise paternaliste plus que celui de l’artiste qui créa l’orfèvrerie romantique française.

Présentées sur des gradins sans grand ordre ni hiérarchie, les œuvres sélectionnées, qu’elles soient religieuses ou civiles, empruntent leurs styles et leurs formes à différentes périodes de l’histoire.

La pièce principale, le surtout du duc de Luynes, trône au centre de l’exposition. Représentant Bacchus, Cérès et Vénus sur un globe, elle emprunte sa composition à la sculpture de la Renaissance. Par sa taille et sa technique (une figure en ronde-bosse entièrement en argent repoussé), elle fut unanimement reconnue comme une pièce majeure.

Le coffret à bijoux et l’aiguière de la toilette créés à l’occasion du mariage du duc de Parme avec la petite-fille de Charles X sont des pièces inspirées du Moyen Age, de la Renaissance et de l’Orient. Réalisé à la gloire des Bourbons et des valeurs traditionnelles dont ils sont les garants, cet ensemble commandé par les femmes légitimistes françaises sous la monarchie de Juillet constituait une étonnante œuvre de propagande ainsi qu’une prouesse technique (renouveau du travail de l’émail et du nielle, utilisation abondante de l’acier...).

D’un modèle très proche des coffrets de la duchesse de Parme, ces deux reliquaires destinés à l’église de la Madeleine devaient, au meilleur coût possible, allier la somptuosité des matériaux à l’austérité néoclassique de l’édifice. Ils représentent saint Vincent de Paul entouré d’enfants et sainte Marie-Madeleine repentante.

Egalement créés pour l’église de la Madeleine, cet ostensoir en argent et son exposition, en cuivre, sont des œuvres très marquées par le goût néogothique aussi bien dans le dessin « rayonnant » des ornements que dans les détails des figures. Simplement réalisée en cuivre, l’exposition monumentale a été conçue pour être facilement démontable, de manière à rendre son utilisation plus aisée.

Ce « bouclier aux chevaux » est orné de trois bas-reliefs en argent repoussé. Il a été offert par le prince président au vainqueur des courses de Chantilly en 1849.

  Interprétation

Un succès encore inégalé

Les autres œuvres présentées (garniture de cheminée, services de table, bijoux…) sont dans le goût du gothique allemand ou dans les styles Louis XIV et Louis XV. On trouve en outre de petits objets-insignes créés pour le pape Pie IX (un encrier en or) ou le comte de Paris (un coffret en argent et fer forgé). La clientèle de Froment-Meurice, dit « le Cellini de son temps », apparaît donc extrêmement variée, ce qui témoigne de ses bonnes relations avec les différents partis politiques qui s’opposent en Europe au milieu du XIXe siècle. Son succès s’explique principalement par le savoir-faire encore inégalé dont il fit preuve dans ses créations. Cependant, l’orfèvre n’hésitait pas à réaliser des objets plus simples et moins coûteux qui assuraient la subsistance de sa maison et de ses ouvriers de manière, comme il l’écrit lui-même, « à mettre ainsi les objets d’art et le goût à la portée de tous et de les populariser suivant les moyens de chacun ».

Auteur : Nicolas COURTIN


Bibliographie

  • François-Désiré FROMENT-MEURICE, Orfèvrerie, joaillerie, bijouterie. Froment-Meurice,… à MM. les membres du jury de l’Exposition de 1849, Paris, Plon, s.d.
  • Collectif, Un âge d'or des arts décoratifs, 1814-1848, catalogue de l’exposition, Paris, RMN, 1991.

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