Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais
Ministère de la Culture

L'histoire par l'image de 1643 à 1945

 
S'abonner à
L'Histoire par l'image
Ajouter à un album

Albums liés

La Terreur (6 oeuvres)

Boissy d’Anglas salue la tête du député Féraud à la Convention nationale, 20 mai 1795
Boissy d’Anglas salue la tête du député Féraud à la Convention nationale, 20 mai 1795

Le patrimoine national (14 oeuvres)

Vue du château et des jardins de Versailles.
Vue du château et des jardins de Versailles.

Découvrez aussi

Le matin du 10 thermidor an II

Le matin du 10 thermidor an II.
Le matin du 10 thermidor an II.

Bonaparte relate la prise de Venise

Note autographe du général Bonaparte sur les événements de Venise.1797.
Note autographe du général Bonaparte sur les événements de Venise.1797.

Consulta de la République cisalpine réunie en comices à Lyon

Consulta de la République cisalpine réunie en comices à Lyon
Consulta de la République cisalpine réunie en comices à Lyon

La construction des écoles dans la Somme au XIXe siècle

Bray-sur-Somme. Plan de la maison d’école et de la mairie
Bray-sur-Somme. Plan de la maison d’école et de la mairie

Alexandre Lenoir, le grand défenseur du patrimoine

Portrait d’Alexandre Lenoir Portrait d’Alexandre Lenoir
Pierre-Maximilien DELAFONTAINE.

commentaires 0 commentaire commentaires
Portrait d’Alexandre Lenoir

© Photo RMN-Grand Palais - G. Blot

Agrandissement - Zoom
»

Titre : Portrait d’Alexandre Lenoir

Auteur : Pierre-Maximilien DELAFONTAINE (1774-1860)
Date de création : 1799
Dimensions : Hauteur 220 cm - Largeur 161 cm
Technique et autres indications : Huile sur toile
Lieu de Conservation : Musée national du Château de Versailles (Versailles) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web

Agrandissement
«

Titre :

Auteur :
Dimensions : Hauteur  cm - Largeur  cm
Lieu de Conservation :

  Contexte historique

Formé à la peinture, Lenoir (1762-1839) fut surtout amateur d’art. Lors de la Révolution il chercha avec passion à protéger les monuments royaux du vandalisme des sans-culottes. C’est ainsi qu’en 1791 il obtint de l’Assemblée constituante l’autorisation de rassembler les fragments des églises et palais détruits dans le couvent des Petits-Augustins à Paris, auxquels vinrent s’ajouter en 1792 les tombeaux royaux saccagés à Saint-Denis. Cette collection de sauvegarde prit le nom de musée des Monuments français en 1795, et son fondateur en devint le conservateur. Très fréquenté, ce musée joua un rôle essentiel dans la remise au goût du jour de l’art médiéval, mais il fut fermé en 1816 pour des raisons politiques, et les monuments sauvés du saccage de l’abbaye de Saint-Denis furent remis en place. La naissance du musée des Monuments français au moment où se font sentir les premières influences du romantisme en France coïncide également avec l’émergence d’une conscience ethnographique et le souci de rassembler un patrimoine national.

  Analyse des images

Lenoir est représenté devant le tombeau de François Ier, démonté de Saint-Denis et reconstitué au musée des Monuments Français, serrant précieusement dans ses mains l’urne contenant les cendres de Molière. D’aspect étriqué, comme perdu dans un univers qui lui est étranger, il semble plutôt méditer que regarder quelque chose de précis. Cet air rêveur du personnage s’accorde assez étrangement avec ce type de portrait en pied, traditionnellement voué aux élites et qui semble officialiser et entériner les fonctions exceptionnelles de Lenoir, véritable découvreur de ces arts anciens que l’on considérait alors comme « gothiques ». On se serait plutôt attendu en effet à un portrait en buste, tel celui que peignit David en 1817 (musée du Louvre), où le personnage semble comme traversé par une idée.

  Interprétation

Ce portrait d’un esprit curieux, très en marge des modes de son temps puisque Lenoir fut aussi l’un des membres fondateurs de l’Académie celtique qui devint en 1814 la Société des Antiquaires de France, est aussi l’œuvre d’un artiste peu productif, élève de David. Tout concourt à placer ce tableau de Delafontaine à part dans la production picturale du temps, mais en même temps à faire de Lenoir une sorte de symbole puisque ce format de toile était autrefois réservé aux souverains, aux grands personnages et aux généraux. A travers ce portrait il semble que la République reconnaisse les talents de l’un des principaux représentants de la politique artistique et muséographique de la Révolution.

Auteur : Jérémie BENOÎT


Bibliographie

  • Claire CONSTANS, Catalogue des peintures du musée national du Château de Versailles, t. I, p. 244, n° 1365.
  • Albert-Alfred POMME DE MIRIMONDE, « Pierre-Maximilien Delafontaine, élève de David », in La Gazette des Beaux-Arts, 1956.
  • Dominique POULOT, « Alexandre Lenoir et le musée des Monuments français » in Pierre NORA (sous la direction de) Les Lieux de mémoire, tome II « La nation », Paris, Gallimard, 1988, rééd. coll. « Quarto », 1997.

Commentaires

Laisser un commentaire :

twitter

facebook










Haut de page