Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais
Ministère de la Culture

L'histoire par l'image de 1643 à 1945

 
S'abonner à
L'Histoire par l'image
Ajouter à un album

Albums liés

Zola et son temps (10 oeuvres)

La repasseuse.
La repasseuse.

Découvrez aussi

L'atelier, carrefour de la société des artistes

Réunion d'artistes dans l'atelier d'Isabey.
Réunion d'artistes dans l'atelier d'Isabey.

Les débuts de l'aviation : Nungesser et Coli


" L'Oiseau blanc " de Nungesser et Coli.

14 avril 1931 : La première démonstration publique de télévision en France

Première démonstration publique en France de la télévision par l’ingénieur René Barthélemy à l’Ecole supérieure d’électricité
Première démonstration publique en France de la télévision par l’ingénieur René Barthélemy à l’Ecole supérieure d’électricité

Le cours de la vie de l'homme

Le cours de la vie de l’homme ou l’homme dans ses différents âges.
Le cours de la vie de l’homme ou l’homme dans ses différents âges.

La radio conquiert l'oreille des Français

Diffusion de programme dans un jardin public, à Londres
Diffusion de programme dans un jardin public, à Londres

Le Juif errant

Le vrai portrait du juif errant / tel qu’on l’a vu passer à Avignon, le 22 avril 1784.
Le vrai portrait du juif errant / tel qu’on l’a vu passer à Avignon, le 22 avril 1784.

La bataille de Trafalgar

Horatio, Lord Nelson (1758-1805).
Horatio, Lord Nelson (1758-1805).

La conscription au XIXe siècle

Numéro de conscrit, classe de 1869.
Numéro de conscrit, classe de 1869.

Les débuts de l'aviation : la traversée de la Manche

Louis Blériot traverse la Manche.
Louis Blériot traverse la Manche.

Les grèves de mai-juin 1936

Grévistes jouant aux cartes dans la cour d’une usine occupée, en région parisienne.
Grévistes jouant aux cartes dans la cour d’une usine occupée, en région parisienne.

L'aide américaine en Picardie

Anne Morgan en uniforme.
Anne Morgan en uniforme.

Quatre affiches de lancement de romans-feuilletons

Le Journal –La Traite des Blanches Le Journal –La Traite des Blanches
Théophile Alexandre STEINLEN.
La reine misère, roman inédit par Robert Sainville, publié dans le Matin La reine misère, roman inédit par Robert Sainville, publié dans le Matin
ANONYME.
Paris par Emile Zola, publié par le Journal "Paris" par Emile Zola, publié par le Journal
Théophile Alexandre STEINLEN.
L'Eclair  Zezette, par Oscar Méténier L'Eclair Zezette, par Oscar Méténier
Jules CHERET.
commentaires 0 commentaire commentaires
Le Journal –La Traite des Blanches

© Musée de la Publicité, Paris - Tous droits réservés

Agrandissement - Zoom
»

Titre : Le Journal –La Traite des Blanches

Auteur : Théophile Alexandre STEINLEN (1859-1923)
Dimensions : Hauteur 159 cm - Largeur 122.5 cm
Technique et autres indications : lithographie au pinceau, crayon, crachis et grattoir sur papier
Lieu de Conservation : Musée de la publicité (Paris) ; site web

La reine misère, roman inédit par Robert Sainville, publié dans le Matin

© Collection musée de Bretagne - Rennes

Agrandissement - Zoom
« »

Titre : La reine misère, roman inédit par Robert Sainville, publié dans le Matin

Auteur : ANONYME
Lieu de Conservation : Musée de Bretagne (Rennes) ; site web

Paris par Emile Zola, publié par le Journal

© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine / Musée d'histoire contemporaine

Agrandissement - Zoom
« »

Titre : "Paris" par Emile Zola, publié par le Journal

Auteur : Théophile Alexandre STEINLEN (1859-1923)
Lieu de Conservation : Musée d'histoire contemporaine / BDIC (Paris) ; site web
Contact copyright : Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, 6 Allée de l'Université, 92001 Nanterre Cedex, Tél.:33-(0)1.40.97.79.00 / Fax : 33-(0)1.40.97.79.40 ; site web

L'Eclair  Zezette, par Oscar Méténier

© Musée de la Publicité, Paris - Tous droits réservés

Agrandissement - Zoom
«

Titre : L'Eclair Zezette, par Oscar Méténier

Auteur : Jules CHERET (1836-1932)
Date de création : 1890
Dimensions : Hauteur 88 cm - Largeur 124 cm
Technique et autres indications : lithographie couleur sur papier
Lieu de Conservation : Musée de la publicité (Paris) ; site web

  Contexte historique

A la Belle Epoque, « âge d’or » de la presse française, les quotidiens, régionaux ou nationaux, se comptent par centaines. Les « quatre grands », Le Matin, Le Journal, Le Petit Journal et Le Petit Parisien atteignent un tirage cumulé de 4,5 millions d’exemplaires en 1914. La plupart des quotidiens publient régulièrement un ou plusieurs romans en feuilleton. Le roman-feuilleton est une rubrique attractive, centrale dans la concurrence entre journaux. Leur lancement donne lieu à de grandes campagnes promotionnelles, avec affiches.

  Analyse des images

Longtemps vendu par abonnement annuel, à un prix élevé, le quotidien se démocratise dans la seconde moitié du XIXe siècle avec la généralisation de la vente au numéro, à un prix modique (5 centimes, c’est-à-dire 1 sou). De format in-folio, il ne compte longtemps que quatre pages. Le passage à six pages est encore un argument commercial dans les années 1900. Les quotidiens populaires rivalisent aussi entre eux avec leurs romans-feuilletons, qui assouvissent l’appétit de lecture du public nouvellement alphabétisé, pour lequel le livre classique, acheté en librairie, reste onéreux. Toujours publiés dans le même format et numérotés, les feuilletons d’un même roman peuvent être découpés et reliés pour former un substitut de livre. Le feuilleton des quotidiens à grand tirage est généralement perçu comme une lecture féminine. De nombreux feuilletons de la Belle Epoque évoquent une victime, le héros, plus souvent l’héroïne, étant injustement accusé d’une faute et souffrant longuement avant d’être réhabilité. Ces récits sont très souvent stéréotypés. Les feuilletons peuvent être des inédits ou des reprises de romans à succès, comme ceux de Zola ou d’Hugo. Pour lancer un feuilleton, les grands quotidiens font distribuer dans les rues des feuillets donnant le premier épisode et placarder des affiches. Elles sont généralement hautes en couleur et jouent souvent sur une esthétique de la violence et de l’horreur sanglante, à l’instar des affiches d’aujourd’hui pour les films à grand spectacle. L’affiche réalisée pour le lancement de Chéri-Bibi dans Le Matin en 1913 représentait un corps supplicié ; la phrase qui l’accompagnait, « Oh non ! pas les mains !  », devint une « scie » de l’époque. Des affichistes célèbres de la Belle Epoque (Steinlein, Poulbot, Caran d’Ache, Géo Dorival) signèrent des affiches de feuilletons.

  Interprétation

Le roman-feuilleton a fait entrer la littérature dans la culture de masse. Dans son sillage se développent, à partir des années 1900, les collections de romans populaires, avec leurs couvertures illustrées dans le style des affiches de romans-feuilletons. Les premiers films destinés au grand public s’inspireront fortement des thèmes du roman-feuilleton. Concurrencé progressivement par le livre populaire, l’illustré ou le cinéma, le roman-feuilleton commence à décliner durant l’entre-deux-guerres. Mais le développement de la lecture romanesque populaire est longtemps perçu par une large fraction des élites de la IIIe République comme un danger social. Si la IIIe République ne les censure que rarement par voie légale, les romans populaires n’en sont pas moins stigmatisés et accusés de saper la conscience morale du peuple. L’Eglise catholique fonde d’ailleurs l’entreprise de la Bonne Presse (journaux et édition) pour diffuser dans le peuple des romans de haute moralité. Le discours sur les « mauvais livres » ne cessera en fait que dans les années 1970, cette rhétorique dénonciatrice étant désormais reportée sur le cinéma et la télévision.

Auteur : Anne-Marie THIESSE


Bibliographie

  • Dominique KALIFA, La Culture de masse en France, tome I « 1860-1930 », Paris, La Découverte, coll. « Repères », 2001.
  • Jacques MIGOZZI (dir.), Littérature populaire : mutations génériques, mutations médiatiques, Limoges, PULIM, 2000.
  • Anne-Marie THIESSE, Le Roman du quotidien. Lecteurs et lectures populaires à la Belle Epoque, Paris, Le Seuil, rééd. coll. « L’Univers historique », 2000.

Commentaires

Laisser un commentaire :

twitter

facebook










Haut de page