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Horatio, Lord Nelson (1758-1805). Horatio, Lord Nelson (1758-1805).
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Scène de la bataille de Trafalgar. Scène de la bataille de Trafalgar.
Auguste MAYER.
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Horatio, Lord Nelson (1758-1805).

© Photo RMN-Grand Palais - Droits réservés

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Titre : Horatio, Lord Nelson (1758-1805).

Auteur : ANONYME
Lieu de Conservation : Musée national du Château de Versailles (Versailles) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 88-004712-02 / LP89-64

Scène de la bataille de Trafalgar.

© Photo RMN-Grand Palais - Bulloz

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Titre : Scène de la bataille de Trafalgar.

Auteur : Auguste MAYER (1805-1890)
Date de création : 1836
Date représentée : 21 octobre 1805
Dimensions : Hauteur 105 cm - Largeur 162 cm
Technique et autres indications : Huile sur toile.
Lieu de Conservation : Musée de la Marine (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 01-017772 / 9 OA 15

  Contexte historique

De la paix à la guerre

Instigatrice de la plupart des ligues contre la France révolutionnaire puis napoléonienne, l’Angleterre signe le 25 mars 1802 un traité de paix avec la France. Le traité d’Amiens met fin à la seconde coalition contre la France et consacre la suprématie de cette dernière en Europe, tandis que l’Angleterre obtient quelques avantages coloniaux. Cependant les deux pays ayant soigneusement évité de régler les points les plus litigieux, cette trêve n’est que de courte durée. Au début de l’année suivante, une nouvelle crise diplomatique éclate : la politique expansionniste du Premier Consul Napoléon (1769-1821) en dehors de l’Europe et le refus de la France de s’ouvrir au commerce britannique demeurent les principales pommes de discorde. Le 16 mai 1803, les Anglais sont les premiers à rompre la paix d’Amiens en décrétant l’embargo sur tous les navires français et hollandais. Aussitôt, Napoléon, rassemblant son armée au Camp de Boulogne, projette un débarquement sur les côtes anglaises, tandis que, de son côté, l’Angleterre verse une aide financière aux puissances continentales comme la Russie ou l’Autriche, pour les inciter à entrer en guerre contre la France.

  Analyse des images

Le désastre de Trafalgar

Napoléon a pour objectif d’envahir l’Angleterre avec l’aide de l’Espagne, alliée traditionnelle de la France contre les Anglais. Cependant, la médiocrité du commandement et la mauvaise coordination des manœuvres militaires empêchent les différentes flottes d’opérer une jonction. Des deux escadres chargées de faire voile vers les Antilles pour attirer les Anglais installés dans la Manche, seule l’escadre de Toulon, commandée par l’amiral Pierre de Villeneuve, parvient à la Martinique le 14 mai 1805. Cependant, Villeneuve, pourchassé par le vice-amiral Lord Nelson, commandant de l’escadre anglaise de Méditerranée, quitte les Antilles et décide de se replier sur Cadix, malgré l’ordre de Napoléon de faire voile vers Brest. De là, ayant finalement reçu pour consigne de gagner Naples, il se dirige le 20 octobre vers le détroit de Gibraltar. Mais Nelson et sa flotte l’attendent au large du cap de Trafalgar et, le lendemain, la flotte franco-espagnole, disposée sur une interminable ligne de six kilomètres, est attaquée perpendiculairement en quelques points précis par les Anglais qui, malgré leur infériorité numérique (27 vaisseaux anglais, contre 18 français et 15 espagnols), remportent une victoire écrasante. Mieux équipés et mieux entraînés, les Anglais détruisent les flottes françaises et espagnoles qui mettront des années à se reconstituer. Véritable héros national depuis la bataille de Trafalgar où il trouva la mort, Horatio Nelson (1758-1805) s’est engagé très jeune dans la marine, d’abord marchande. Nommé capitaine à l’âge de 21 ans, il est affecté à l’escadre de Méditerranée en 1793 et perd son œil droit à la bataille de Calvi l’année suivante. En juillet 1797, blessé lors d’une expédition manquée contre Santa Cruz de Tenerife, il perd cette fois son bras droit. Sa réputation commence à grandir lorsque, le 1er août 1798, il anéantit à Aboukir la flotte française d’Orient en route pour l’expédition d’Egypte. Fort de ce succès, il est nommé vice-amiral en 1801. Mais sa célébrité atteint son point culminant avec la bataille de Trafalgar où il se révèle un fin stratège militaire. C’est à la suite de cet événement que les artistes ont commencé à se faire les interprètes de sa popularité posthume, tel ce graveur anonyme qui a représenté Lord Nelson en pied, conformément aux canons du genre. Revêtu de son uniforme de vice-amiral, Nelson se tient debout devant un paysage maritime, légèrement tourné vers la gauche. Sa manche droite vide est disposée en évidence, sur son torse, et il s’appuie de son bras valide sur un rocher. Au loin, une bataille navale fait rage, probablement celle de Trafalgar, au cours de laquelle le vice-amiral, à bord du Victory, fut mortellement touché par le tir d’un matelot français du Redoutable. Commandé par Lucas, ce navire de 74 canons s’était porté au secours du Bucentaure, le navire amiral attaqué par celui de Nelson, La peinture aux accents dramatiques d’Auguste-Etienne-François Mayer (1805-1890) présente la lutte héroïque des marins du Bucentaure, cerné de navires ennemis. Le tableau a été longtemps intitulé Le Redoutable à la bataille de Trafalgar or il s'agit sans aucun doute du Bucentaure comme le prouve la figure de proue. Le navire entièrement démâté subit la mitraille d’un grand vaisseau anglais. On aperçoit au second plan, le Redoutable aux prises avec deux vaisseaux anglais et qui est finalement contraint à la reddition après avoir perdu la plus grande partie de son équipage, tout comme le Bucentaure. Les deux bateaux, très endommagés pendant la bataille, finirent par couler, comme une grand part de la flotte française.

  Interprétation

Victoire mitigée de l’Angleterre

A l’issue de la bataille de Trafalgar, Villeneuve est fait prisonnier et la dépouille de Nelson ramenée à Londres, où des funérailles nationales sont organisées en grande pompe. Cette bataille renforce la supériorité navale anglaise et met définitivement l’Angleterre à l’abri d’une invasion. Elle contraint également Napoléon à recentrer ses ambitions territoriales sur le continent où il doit affronter deux nouvelles coalitions, réunies grâce à l’or anglais. Ses campagnes de 1805-1807 sont marquées par plusieurs victoires éclatantes contre les Alliés, à Austerlitz où se déroule la bataille dite « des trois empereurs » le 2 décembre 1805, puis à Iéna le 14 octobre 1806 et à Friedland le 14 juin 1807, victoires qui seront suivies du traité de Tilsit, le 7 juillet 1807. Ce traité scelle l’alliance franco-russe, et le tsar accorde à Napoléon son soutien pour une durée de cinq ans dans la lutte contre l’Angleterre. De fait, cette dernière se retrouve momentanément isolée au sein de l’Europe et souffre de plus en plus du blocus continental que lui impose la France. En 1808, privée de débouchés extérieurs pour ses produits coloniaux, la métallurgie et le coton, elle est victime d’un véritable marasme économique qui engendre des émeutes sociales. Si, en 1815, la chute de l’Empire napoléonien consacre la victoire finale de la politique anglaise, l’Angleterre n’en sortira pas moins épuisée financièrement et économiquement de cette longue lutte contre la France.

Auteur : Charlotte DENOËL


Bibliographie

  • Jacques-Olivier BOUDON, Histoire du Consulat et de l’Empire, Paris, Perrin, 2000.
  • Roger DUFRAISSE et Michel KERAUTRET, La France napoléonienne : aspects extérieurs, 1799-1815, Paris, Seuil, « Nouvelle histoire de la France contemporaine » vol.5. 1999.
  • Alfred FIERRO, André PALLUEL-GUILLARD et Jean TULARD, Histoire et dictionnaire du Consulat et de l’Empire, Paris, Laffont, (coll. Bouquins), 1995.
  • Louis MADELIN, Histoire du Consulat et de l’Empire, Paris, Laffont, (coll. Bouquins), 2003.
  • Alain PIGEARD, Dictionnaire des batailles de Napoléon, Paris, Tallandier, 2004.
  • Jean TULARD, Dictionnaire Napoléon, Paris, Fayard, 1999.

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