Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais
Ministère de la Culture

L'histoire par l'image de 1643 à 1945

Lettre d’information n° 116

Lettres d'information

 
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L'Histoire par l'image 1789-1945
Lettre d'information n° 116

Ce mois-ci, revisitons Versailles sous le règne de Louis XV. L’Histoire par l’image vous propose également une étude sur un épisode de la bataille de Yorktown qui s’est déroulée sous la monarchie de Juillet. Nos nouvelles notices sur la Seconde Guerre mondiale sont quant à elles consacrées aux femmes qui, accusées de collaboration, furent tondues à la Libération, ainsi qu’aux jeunes Lorrains incorporés malgré eux dans l’armée allemande.

En lien avec l’exposition « La mécanique des dessous, une histoire indiscrète de la silhouette » présentée au musée des Arts décoratifs jusqu’au 24 novembre prochain, nous vous proposons une série d’études déjà publiées sur ce thème.

En cette période de fête de la Toussaint, notre rubrique « Redécouvrons… » s’intéresse ce mois-ci aux traditions catholiques du XIXe et du début du XXe siècle.

Enfin, notre animation du mois est consacrée au diplôme des Vainqueurs de la Bastille, document reflétant les hésitations et les inquiétudes des politiques devant les débordements populaires en 1789-1790.

Versailles après Louis XIV

À la mort de Louis XIV, le Régent Philippe d’Orléans transfère la Cour à Paris, loin de la pesante étiquette instaurée par le défunt roi. Sept ans plus tard, le 15 juin 1722, la Cour fait son grand retour. Ce tableau de Pierre-Denis Martin célèbre le réinvestissement du palais.

Vue du château de Versailles prise de la place d?armes en 1722.
Vue du château de Versailles prise de la place d’armes en 1722.
© Château de Versailles, Dist. RMN-Grand Palais / Jean-Marc Manaï

Le siège de Yorktown

Cette œuvre est une commande de Louis-Philippe Ier pour la galerie des Batailles du musée d’Histoire de France. Peinte en 1836, elle représente une scène de la bataille de Yorktown (1781) et participe de la volonté de la monarchie de Juillet d’associer l’héritage militaire glorieux de l’Ancien Régime et celui de la Révolution.

Le Siège de Yorktown, en octobre 1781.
Le Siège de Yorktown, en octobre 1781.
© Photo RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Droits réservés

Les « tondues » de la Libération

Accusées à tort ou à raison de collaboration avec l’occupant allemand, on estime entre 20 000 et 40 000 le nombre femmes qui furent publiquement tondues en France entre 1944 et la fin de l’année 1945.

Femmes françaises tondues pour collaboration.
Femmes françaises tondues pour collaboration.
© NARA / Le Mémorial de Caen

Le document d’archives du mois

Les « Malgré-eux » dans l’armée allemande

Dès juillet 1940, l’Allemagne rétablit la frontière de 1871 et sépare Alsace et Moselle du reste de la France : c’est ce que l’on appelle « l’annexion de fait ». En août 1942, le gouvernement allemand donne l’ordre d’instituer le service militaire obligatoire en Alsace et en Lorraine annexées. C’est ainsi que 30 000 jeunes Lorrains de Moselle sont incorporés malgré eux dans l’armée allemande.

<i>Brief aus der Heimat</i> [Lettre du pays].
Brief aus der Heimat [Lettre du pays].
© Conseil général de la Moselle, Archives départementales

L’expo du mois

En écho à l’exposition « La mécanique des dessous, une histoire indiscrète de la silhouette » présentée au musée des Arts décoratifs jusqu’au 24 novembre prochain, nous vous proposons une série d’études publiées sur ce sujet.

Le Corset chic.
Le Corset chic.
© Photo RMN-Grand Palais - F. Vizzavona / M. El Garby

Redécouvrons…

… les traditions catholiques

En cette période de fête de la Toussaint, nous vous proposons de redécouvrir nos études traitant des pratiques des catholiques au XIXe et au début du XXe siècle en France.

La Toussaint.
La Toussaint..
© Musée des Beaux-Arts de Nancy - Photo C. Philippot

Animation

Au lendemain du 14 juillet 1789, pour mettre fin à la situation insurrectionnelle qui s’est installée suite à la prise de la Bastille, La Fayette réorganise la milice bourgeoise en garde nationale, tout en conservant contre les troupes royales les forces d’une armée civique. En février 1790, ceux qui se disent Vainqueurs de la Bastille adressent une pétition à l’Assemblée nationale pour obtenir une médaille. La manière pleine de réticences avec laquelle on honore les Vainqueurs de la Bastille montre assez bien les hésitations et les inquiétudes des politiques, en 1789-1790, devant les débordements populaires.

Diplôme de Vainqueur de la Bastille.
Diplôme de Vainqueur de la Bastille.
© Centre historique des Archives nationales - Atelier de photographie
L'Histoire par l'image 1645-1945