Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais
Ministère de la Culture

L'histoire par l'image de 1643 à 1945

Lettre d´information n° 63

Lettres d'information

L'Histoire par l'image 1789-1945
Lettre d’information n° 63 - Juin 2009

Ce mois-ci, L’Histoire par l’image s’intéresse à la danse ainsi qu’aux représentations de Faust et de Robert le Diable. En ligne également une étude sur l’assassinat de Basseville et une autre sur la proclamation de la République romaine en 1798. Enfin vous pourrez découvrir une animation sur les portraits en costume de sacre de Louis XVI à Charles X.

Faust et Robert le Diable

Le Faust de Goethe donna lieu à de multiples adaptations, illustrations et traductions. Fasciné par cette pièce, Delacroix illustra la première traduction française d’Albert Stapfer et réalisa une série de lithographies commandées par l’éditeur Charles Motte.
Tout au long du XIXe siècle le monde du théâtre et de l’opéra fut une source d’inspiration pour les artistes. Ainsi Robert le Diable de Meyerbeer fut notamment représenté par François Gabriel Lépaulle et Gustave Courbet. Deux peintures réalisées à une vingtaine d’années d’intervalle et qui sont significatives des évolutions culturelles et artistiques de l’époque.

Scène de Robert le diable
Scène de Robert le diable
© Photo RMN - G. Blot
Autour de la danse

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, apparaît un intérêt particulier pour le XVIIIe. Edmond de Goncourt consacre une vaste biographie à la danseuse Marie-Madeleine Guimard, surnommée « la Terpsichore du XVIIIe siècle », qui fit le charme de la cour de Louis XV et de Louis XVI, devenant l’une des artistes les plus acclamées et les plus influentes à l’Opéra.
En 1798, Marie-Madeleine Guimard épousa Jean-Étienne Despréaux. Celui-ci, ancien danseur et maître à danser de l’Académie Royale de Musique sous l’Ancien Régime, reprit sous le Directoire sa carrière d’enseignant avant de devenir sous le Consulat et sous l’Empire un habile organisateur de fêtes.
Parmi les personnalités les plus marquantes de l’histoire de la danse, il y eut également la danseuse Marie Taglioni. Symbole par excellence du ballet romantique, son influence dépassa les limites de la vie théâtrale.

Marie-Madeleine Guimard
Marie-Madeleine Guimard
© Photo RMN - R. G. Ojeda
Rome et la Révolution française

Dans un contexte extrêmement tendu entre la France qui a proclamé sa République le 21 septembre 1792 et le Saint Siège, Nicolas-Jean Hugou de Basseville est envoyé à Rome. En décembre 1792, il est sommé de faire disparaître les armes royales de la façade du palais Mancini et du Consulat afin de leur substituer l’emblème de la République. Une provocation qui donna lieu à une émeute le 13 janvier 1793. Basseville reçut un coup d’arme blanche et mourut le jour suivant.

Assassinat de Basseville à Rome
Assassinat de Basseville à Rome
© Photo RMN - T. Le Mage
Une nouvelle animation : les portraits en costume de sacre

Entre le portrait de Louis XVI (1776) et celui de Charles X (1825), un demi-siècle s’est écoulé. Alors que les régimes qui se sont succédés sont extrêmement différents, les représentations officielles des souverains successifs demeurent visuellement les mêmes. Les codes de représentation et les critères officiels n’ont pas ou peu changé.

Napoléon Ier en costume de sacre
Napoléon Ier en costume de sacre
© Photo RMN - D. Arnaudet
L'Histoire par l'image 1789-1945