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Le mémorial du Siège de Paris

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Le siège de Paris.

© Photo RMN-Grand Palais - H. Lewandowski

Agrandissement - Zoom

Titre : Le siège de Paris.

Auteur : Jean-Louis-Ernest MEISSONIER (1815-1891)
Date de création : 1870
Date représentée : 1870
Dimensions : Hauteur 53.5 cm - Largeur 70.5 cm
Technique et autres indications : peinture à l'huile sur toile
Lieu de Conservation : Musée d'Orsay (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 92DE373/RF 1249

Animation

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  Contexte historique

Le siège de Paris

Décrété le 19 septembre 1870, le siège dure jusqu’à l’armistice du 28 janvier 1871. Le commandement allemand s’est installé à Versailles d’où il dirige les opérations d’une guerre de mouvement et de positions dont Paris est le pôle stratégique et symbolique. Les assiégeants ont installé leurs cantonnements tout autour de la capitale. Les troupes parisiennes tentent quelques sorties au Bourget, à Champigny et à Buzenval. Elles se soldent par des échecs et de lourdes pertes humaines qui affectent profondément l’opinion publique démoralisée par l’inaction.

  Analyse de l'image

Un mémorial du siège

Dès 1870, Ernest Meissonier (1815-1891) esquisse un tableau qu’il reprend en 1884 et conçoit comme un mémorial des morts inconnus ou célèbres du siège de Paris. Le critique Henri Delaborde l’a décrit comme un « pêle-mêle de morts de tout âge et de toute condition » (1892). Dans cette veine commémorative et honorifique, le peintre a expliqué : « J’ai voulu faire une sorte de symphonie héroïque de la France. » Le tableau est construit sur l’opposition entre la figure centrale de la Ville de Paris – une femme imposante dans ses voiles de deuil, coiffée d’une peau de lion signifiant son courage et la main appuyée sur une épée – et le spectre de la Famine hideuse et décharnée, surgissant des ténèbres enfumées, accompagnée de l’aigle de la Prusse prédatrice. Au pied de l’incarnation parisienne gisent en nombre des blessés, des morts et des mourants, des gardes nationaux, des mobiles, des soldats, des marins… qui disent les pertes massives du siège.

  Interprétation

Les morts illustres

Si Meissonier privilégie l’imbrication des corps anonymes symbolisant les souffrances du peuple, il n’en oublie pas pour autant les morts illustres à valeur exemplaire. Au premier plan et dans l’entourage de l’allégorie féminine, l’artiste dispose quelques portraits mortuaires. Dans le coin inférieur droit gît le colonel Dampierre, identifiable à son écharpe rouge : sa mort à Bagneux en octobre 1870, alors qu’il conduisait ses hommes pour une mission de reconnaissance, suscita l’émoi populaire. A ce héros du siège, Meissonier adjoignit le capitaine Néverlée, chef d’un bataillon de francs-tireurs tué à Villiers, qu’il représenta écrasé sous un cheval blessé. Au pied de la figure de Paris, le gisant du colonel Franchetti rappelle qu’il fut mortellement blessé lors de la sortie de la Marne (30 novembre). Mais l’artiste a surtout voulu rendre hommage au peintre Henri Regnault, tombé à Buzenval lors de la dernière tentative de libération de la capitale. Agenouillé contre le flanc de l’allégorie qui le protège en soulevant un pan de son voile, Regnault incarne cette jeunesse talentueuse et prometteuse que la défaite a engloutie.

Auteur : Bertrand TILLIER


Bibliographie

  • Bernard NOEL, Dictionnaire de la Commune, 2 vol., Paris, Flammarion, coll. « Champs », 1978.
  • Collectif, Meissonier, Catalogue de l’exposition au musée des Beaux-arts de Lyon, Paris, RMN, Lyon, musée des Beaux-Arts, 1993.

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