Napoléon (37 oeuvres)
© Photo RMN-Grand Palais
Titre : Le général Bonaparte au Conseil des Cinq-Cents, à Saint Cloud. 10 novembre 1799.
Auteur : François BOUCHOT (1800-1842)
Date de création : 1840
Date représentée : 10 novembre 1799
Dimensions : Hauteur 421 cm - Largeur 401 cm
Technique et autres indications : Huile sur toile
Lieu de Conservation : Musée national du Château de Versailles (Versailles) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 88EE81/MV 1952
L’échec du Directoire (désordre financier, impuissance des assemblées, vénalité du haut personnel politique) rendait probable un changement de régime auquel aspiraient tous les partis : modérés, jacobins, royalistes. Conseillé par Talleyrand, Fouché et Sieyès, appuyé par son frère Lucien, président du Conseil des Cinq-Cents, Bonaparte prit à son retour d’Egypte le risque d’un coup d’Etat qui eut lieu les 18 et 19 brumaire an VIII (9 et 10 novembre 1799), à la faveur de la mise à l’écart des directeurs et de la translation à Saint-Cloud des deux assemblées : le Conseil des Anciens, presque entièrement gagné au projet mais qui hésitait à commettre une action illégale, et le Conseil des Cinq-Cents qui réclamait la mise hors la loi du général.
La scène se situe dans l’orangerie du château de Saint-Cloud. Bonaparte, escorté de quelques grenadiers, affronte impassible les députés hurlant et protestant « A bas le dictateur ! A bas le tyran ! Hors la loi ! ». Le désordre règne dans la salle, comme en attestent la chaise renversée au premier plan et les députés qui se pressent autour du général. Cependant, François Bouchot, élève de Richomme, de Regnault et de Lethière, parvient à exprimer, dans un art où le classicisme d’un David semble atténué par la douceur de Regnault, une conception picturale d’une grande fluidité : la lumière baigne sans violence l’ensemble de la scène où tous les personnages se découpent avec vigueur.
Exposée au Salon de 1840, année du retour des cendres de l’Empereur, cette célèbre peinture avait été commandée en 1838 pour les galeries historiques du musée du château de Versailles, par Louis-Philippe sous le règne duquel la légende napoléonienne reprit une grande force : elle était en effet un argument majeur pour la légitimation a posteriori du changement dynastique. De fait, rien ne perce ici de la violence de l’affrontement, quand, serré par les députés, prenant des coups, Bonaparte fut dégagé par ses grenadiers. Bouchot prend soin au contraire de présenter le général comme l’ordre incarné face aux Cinq-Cents, allégorie du désordre législatif. Lucien Bonaparte, plus circonspect, semble un instant interroger l’horizon, moins sûr de son fait que Napoléon. Seules trois baïonnettes dressées rappellent la force de l’armée dont l’invincibilité ne semble bien reposer ici que sur Bonaparte. Envoyé au Louvre en 1889, le tableau a regagné depuis le château de Versailles.
Auteur : Robert FOHR et Pascal TORRÈS
je travail sur ce tableau et je voudrais savoir se que bonaparte tient dans ses mais lors de son coup d'etat? et pourquoi?
Merci d'avance .
Comme indiqué, cette toile a été réalisée en 1840, soit 15 années après la mort de Jacques-Louis David survenue en 1825.
A bientôt !
Anne-Lise
Ya-t-il une explication à la présence du cochon dans les bras du député qui se trouve 3/4 dos et face à Napoléon ?
merci
Comme cela est expliqué dans les commentaires un peu plus haut, "Sur l'image Napoléon tient dans ma main droite son chapeau de général sur lequel on distingue une cocarde."
Le chapeau (et la cocarde) est porté à l'horizontale ce qui donne l'effet d'un animal.
A bientôt,
Anne-Lise
je travaille sur cette oeuvre et on m'a demandé de donner la nature de cette oeuvre. pourriez vous m'aider? merci
Merci beaucoup et si possible de me donner la réponse au plus vite. Merci d'avance.