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L'histoire par l'image de 1643 à 1945

 
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Papety, un artiste français en Grèce vers 1846

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Athènes, l'Acropole vue de la colline de L'Olympéion.

© Photo RMN-Grand Palais - T. Le Mage

Agrandissement - Zoom

Titre : Athènes, l'Acropole vue de la colline de L'Olympéion.

Auteur : Dominique PAPETY (1815-1849)
Dimensions : Hauteur 28.5 cm - Largeur 44.6 cm
Technique et autres indications : Mine de plomb et aquarelle, sur papier blanc.
Vers 1846-1847.
Lieu de Conservation : Musée du Louvre (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : RF 1773.91, Recto / 06-502588

  Contexte historique

Étudier les antiquités de Grèce

Prix de Rome en 1836, Papety séjourne en Italie de 1836 à 1841 où sa production est fortement marquée par Ingres. Il y fait la également la connaissance de François Sabatier avec qui il devient ami. Dès 1845, les pensionnaires de l’École française de Rome peuvent gagner Athènes pour y étudier les antiquités grecques. Un an plus tard, Dominique Papety et François Sabatier se rendent donc en Grèce. Papety y étudie les sites antiques, les monastères orthodoxes et divers traits pittoresques et contemporains de la jeune nation grecque. Il y retourne en août 1847 et peint la toile Le duc de Montpensier visitant les ruines d’Athènes en compagnie du roi Otton en 1845 (Versailles). De son dernier séjour, Papety revient malade ; il décède des suites de cette maladie à Marseille, sa ville natale, en 1849.

  Analyse de l'image

Une précision archéologique

Athènes, l’Acropole est une étude préparatoire à l’arrière-plan de l’œuvre achevée en 1848. L’intense et limpide lumière baignant la scène unifie reliefs, architectures et personnages à peine dessinés au premier plan. Le dessin, d’une grande pureté, est légèrement rehaussé de couleurs pour marquer reliefs et ombres.
L’Acropole est représenté du sud-est, depuis le site de l’Olympéion, grand temple corinthien élevé par Hadrien et dont Papety a esquissé à gauche, au premier plan, les vestiges d’une colonne. La vue, certes générale, se veut toutefois d’une précision archéologique, comme en témoigne la représentation de la porte d’Hadrien à droite.

  Interprétation

Les prémices d’une archéologie grecque

À Rome, Papety avait tenté de reconstituer idéalement le quotidien de la Grèce classique avec un souci de simplicité et de vérité archéologique. Ces recherches rejoignent celles d’Ingres et du groupe des néogrecs parisiens – le Combat de coqs de Gérôme (musée d’Orsay) date de 1846. Il partage son goût pour le dessin d’architecture et son intérêt pour la reconstitution de monuments antiques avec les pensionnaires architectes qui, comme Baltard, s’intéressent aux découvertes faites dès 1831 par Hittorff sur la polychromie des architectures antiques en étudiant les sites de Grande-Grèce.

Les relevés archéologiques sont encore le fruit d’architectes Prix de Rome. Le Centre culturel ne devient véritablement scientifique que dans les années 1850 ; l’École entreprend alors ses premières fouilles au pied de l’Acropole et se dote d’une section des beaux-arts.

Auteur : Guillaume NICOUD


Bibliographie

  • François-Xavier AMPRIMOZ, « Les Femmes à la fontaine de Papety et le style néo-grec », Revue du Louvre, iii (1984), p. 196-203.

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