Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais
Ministère de la Culture

L'histoire par l'image de 1643 à 1945

 
S'abonner à
L'Histoire par l'image
Ajouter à un album

Albums liés

Les voix de l’Opéra au milieu du XIXe (3 oeuvres)

Asraël. Bélisaire.
Asraël. Bélisaire.

Mots-clés

Découvrez aussi

L'art pompier, un art officiel

Naissance de Vénus.
Naissance de Vénus.

Rosine Stoltz

Rosine Stolz.
Rosine Stolz.

L'opéra inspire la réclame

Asraël. Bélisaire.
Asraël. Bélisaire.

Marguerite Steinheil

Portrait de Madame Steinheil.
Portrait de Madame Steinheil.

Gabriele d'Annunzio, le poète en exil

Gabriele d'Annunzio, le poète en exil.
Gabriele d'Annunzio, le poète en exil.

Femme en prise

Le Bon tabac.
Le Bon tabac.

L'ouvrière au début du XXe siècle

Le lever de l'ouvrière.
Le lever de l'ouvrière.

Portrait officiel de Louis XIV

Portrait en pied de Louis XIV âgé de 63 ans en grand costume royal (1638-1715).
Portrait en pied de Louis XIV âgé de 63 ans en grand costume royal (1638-1715).

Paul Barroilhet

commentaires 0 commentaire commentaires
Baroilhet.

© Photo RMN-Grand Palais - D. Arnaudet

Agrandissement - Zoom

Titre : Baroilhet.

Auteur : Charles VOGT
Technique et autres indications : Série Galerie de la Presse, de la Littérature & des Beaux-Arts.
Titre porté : Baroilhet [sic].
Lieu de Conservation : Musée national du Château de Compiègne (Compiègne) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 97-024124 / C.53.049/27

  Contexte historique

Le XIXe siècle, siècle des interprètes

Le XIXe siècle est celui de l’opéra, une sorte d’âge d’or au cours duquel cet art connaît un succès considérable. Lieu de sociabilité, la salle de spectacle possède ses codes et ses habitudes. Elle est aussi un temple adorant ses propres divinités, les solistes. Loin de n’être que les prêtres destinés à prêcher la bonne parole des musiciens, ce sont les véritables idoles dont les maestri mettent en valeur les talents. Ceci est d’autant plus vrai sur une scène aussi prestigieuse que celle de l’Académie royale de Musique, nom de l’Opéra sous la monarchie de Juillet, à l’époque où Paul Barroilhet y chante. Le baryton est alors celui qui, aux côtés de Gilbert Duprez et de Rosine Stoltz, assume les plus grands rôles du répertoire.

  Analyse de l'image

La Galerie de portraits, une tradition

Cette lithographie fait partie d’une galerie de portraits publiée de 1839 à 1841 par Louis Huart et Charles Philipon sous le titre de Galerie le la presse, de la littérature et des beaux-arts. Chaque illustration est accompagnée d’une notice biographique. Cette Galerie paraît par livraisons puis, partiellement, sous forme reliée à la fin de chaque année. Seule cette dernière collection, composée de trois albums, est conservée et Barroilhet (1810-1871) ne s’y trouve pas. On ignore donc l’année exacte de parution de son portrait, même si on peut logiquement la situer en 1841, son engagement à l’Opéra ayant lieu en décembre 1840. Il est ici lithographié par Charles Vogt, élève de l’école des Beaux-Arts. Le chanteur, dont on ne voit que le buste, pose le plus simplement du monde, en tenue de ville, les bras croisés et légèrement tourné vers la droite. Sa mise élégante et son attitude calme contrastent avec les caricatures habituelles du chanteur, qui ironisent sur l’agitation et l’exagération de son jeu.

  Interprétation

Une idole tombée dans l’oubli

Le portrait de Paul Barroilhet (et non Baroilhet), par Vogt, le représente à l’aube de sa carrière parisienne. Quoique Français de naissance et élève du Conservatoire de Paris, il a débuté en Italie et ne revient en France qu’après plusieurs années de succès de l'autre côté des Alpes (création de plusieurs rôles notamment pour Donizetti et Mercadante). C’est cette notoriété qui lui vaut d’être engagé sur la scène la plus prestigieuse de France. Il y débute dans La Favorite, le 2 décembre 1840, et devient très vite l’une des coqueluches du public.

En 1841, il a déjà créé le personnage de Lusignan dans La Reine de Chypre, mais c’est celui de Charles VI qui devient rapidement son rôle phare. Cette popularité immédiate justifie amplement sa présence dans cette Galerie, aux côtés des plus grands chanteurs de son temps : son ami Nourrit, mais aussi Lablache, Rubini ou Duprez.

Etrangement, et en dépit de ses succès, il est loin d’avoir aujourd'hui la renommée de ce dernier. Il est même difficile de trouver des ouvrages qui lui consacrent quelques pages. Sa gloire est donc à la fois immense et éphémère certainement parce que sa vie privée et son talent ont été bien moins débattus que ceux de Duprez et de la Stoltz. En outre, grand amateur d’art, après 1847 c’est à sa collection de tableaux qu’il se consacre de plus en plus.

Auteur : Stella ROLLET


Bibliographie

  • Galerie de la presse, de la littérature et des Beaux-Arts, Paris, Aubert, 1839-1841.
  • Jean-Louis TAMVACO, « Paul-Bernard Barroilhet », in Connaissance de Paris et de la France, 1973, n°17, pp. 88-91.
  • Damien COLAS, « Paul Barroilhet », in Joël-Marie Fauquet (dir.), Dictionnaire de la musique en France au XIXè siècle, Paris, Fayard, 2003.
  • Jean GOURRET, Nouveau Dictionnaire des chanteurs de l’Opéra de Paris du 17e siècle à nos jours, Paris, Albatros, 1989.

Commentaires

Laisser un commentaire :

twitter

facebook










Haut de page