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La naissance de l'industrie du vélo

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Vélocipède de la Compagnie parisienne.

© Photo RMN-Grand Palais - J.-G. Berizzi

Agrandissement - Zoom

Titre : Vélocipède de la Compagnie parisienne.

Auteur : Charles BARENNE
Lieu de Conservation : Musée national de la Voiture et du Tourisme (Compiègne) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 99-011858 / CMV.3733/2

  Contexte historique

La Compagnie parisienne et Clément et Cie : deux industries pionnières

En 1861, le carrossier et charron parisien Pierre Michaux (1813-1885) perfectionne la draisienne en y ajoutant des pédales : le vélocipède « moderne » est né. D’autres modifications suivent rapidement, comme le doublement du diamètre de la roue avant et l’ajout de freins, rendant le vélo plus maniable et plus sûr. Pour répondre au succès populaire croissant et assurer la fabrication de ses engins, l’inventeur fonde la « Maison Michaux » en 1865, rebaptisée La Compagnie parisienne après son rachat par les frères Olivier en 1869. Datant de 1869, Vélocipède de la Compagnie parisienne représente justement un de ces vélos sortis des ateliers de la Compagnie assurant le rôle à la fois documentaire et « publicitaire » de faire connaître l’invention à un public de curieux et d’amateurs de plus en plus nombreux.

C’est en s’inspirant du succès de Michaux qu’Adolphe Clément (1855-1928) fonde en 1877 son propre atelier de fabrication à Lyon, cycles Clément SA. Il ouvre ensuite en 1878 un grand atelier à Paris (rue Brunel dans le 17e arrondissement). Sous le nom de Clément et Cie, son entreprise devient le plus important constructeur de cycles en France en 1886. Produites en grande quantité, les bicyclettes sont désormais fabriquées de manière industrielle et mécanisée, comme le suggère le dessin exécuté en 1890, Les ateliers Cléments et Compagnie. Manufacture française de vélocipèdes.

  Analyse de l'image

La fabrique du vélo

Sur Vélocipède de la Compagnie parisienne, on aperçoit de profil un vélocipède « de type Michaux » (ou « michaudine ») de 1869. Caractéristique des modèles de l’époque, elle est dotée de pédales et d’une roue avant d’un diamètre plus que celui de la roue arrière (innovation datant de 1865). On remarque le cadre en métal et les roues en bois cerclées de fer (le « pneumatique » en caoutchouc ne se développe qu’en 1890).

Les ateliers Cléments et Compagnie. Manufacture française de vélocipèdes représente deux étages de l’établissement situé à Paris. Dans de vastes salles rectangulaires très profondes, aux planchers, murs et piliers de bois, de nombreux ouvriers travaillent. Le centre de l’espace supérieur étant ouvert sur la salle des machines (à poulies reliées au plafond, et à manivelles) située en bas, c’est sur les côtés que les hommes s’affairent aux tables de montage. En dessous, les allées sont destinées à la carrosserie (on voit des ouvriers user de marteaux) tandis que le centre de la pièce est rempli par les postes mécanisés qui s’étendent à perte de vue dans la profondeur et dont le nombre semble, de ce fait, infini. Seul un cadre (au premier plan en haut) rappelle discrètement le vélo.

  Interprétation

De l’atelier à la manufacture

En 1869, les ateliers de la Compagnie Parisienne produisent par jour entre 100 et 200 vélocipèdes du type 1869. S’il ne s’agit donc plus d’un simple artisanat, Vélocipède de la Compagnie parisienne choisit tout de même de présenter et de mettre en valeur (décor derrière le vélo) un produit fini « unique » et encore relativement rare.

A l’inverse, Les ateliers Cléments et Compagnie. Manufacture française de vélocipèdes insiste davantage sur la puissance industrielle du lieu. Le vélo n’est d’ailleurs pas mis en évidence (sauf indirectement par les roues des machines) ou « individualisé », la représentation s’attachant plus à témoigner de l’activité (des hommes et des machines) liée à la nouvelle économie du cycle. Une activité qui semble devoir toujours se développer, comme le souligne l’artiste dans son usage de la perspective. Plus anonyme, la bicyclette devient un objet de grande consommation et sa production apparaît des plus modernes.

Auteur : Alexandre SUMPF


Bibliographie

  • Pryor DODGE, La grande histoire du vélo, Paris, Flammarion, 1996.
  • Louis FIGUIER, « Vélocipède, ses origines et ses premières applications », L'année scientifique et industrielle de 1868, Paris, 1969, p.127-131.
  • Keizo KOBAYASHI, Histoire du vélocipède de Drais à Michaux, 1871-1876, mythes et réalités. Bicycle culture center, Tokyo, 1993.
  • Francis ROBIN, Des centraliens à l’origine de l’industrie du cycle, in Centraliens n°591, Paris, janvier 2009.

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