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L'histoire par l'image de 1643 à 1945

 
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Marché aux chiffons dans le Finistère.

© Musée des Beaux Arts de Quimper

Agrandissement - Zoom

Titre : Marché aux chiffons dans le Finistère.

Auteur : Jean-Baptiste Jules TRAYER (1824-1908)
Date de création : 1886
Dimensions : Hauteur 181 cm - Largeur 263 cm
Technique et autres indications : Huile sur toile
Lieu de Conservation : Musée des Beaux-Arts de Quimper (Quimper) ; site web
Contact copyright : Nolwenn Berthelot, Tél : 02.98.95.45.20 / Fax : 02.98.95.87.50, 40 place Saint-Corentin, 29 000 Quimper ; site web

  Contexte historique

Les foires représentent un moment important dans la vie quotidienne des campagnes. Elles ont lieu au bourg, vers lequel des centaines de paysans convergent au jour dit pour vendre leur production et acheter des bêtes ou des victuailles, mais aussi parfois simplement pour s’informer, se distraire et voir du monde. Mais, dans la France rurale, chaque pays a en la matière des traditions différentes. “ Nulle part l’ancienne civilisation campagnarde ne prenait, au XIXe siècle, une forme plus parfaite, plus typée, plus riche dans tous les domaines, qu’en Bretagne, pays très isolé, maintenu à l’écart des influences étrangères par sa position péninsulaire ”, écrit un historien de la Bretagne (Y. BREKILIEN, La Vie quotidienne des paysans en Bretagne au XIXe siècle, Hachette, 1966, p. 9-10). Qu’en est-il pour les marchés ruraux et les vêtements ?

  Analyse de l'image

La toile de J.-B. Trayer, peintre bien oublié aujourd’hui, nous introduit au cœur d’un marché aux chiffons dans la Bretagne de la fin du XIXe siècle. Avec un style simple, d’un certain académisme, et une palette relativement claire, il représente un peuple de femmes de tous âges occupé à acheter des pièces de tissu et des chiffons, en marge du marché dont on distingue plus loin les autres étals. Certaines inspectent la marchandise, d’autres en discutent le prix, d’autres écoutent simplement. Il est à cet égard frappant de noter le contraste entre l’austère tenue de ces Bretonnes – épaisse robe noire, collerette et coiffe blanches – et les étoffes rouges, bleu clair, jaunes, roses, qu’elles négocient. Ce tableau est pourtant un peu trompeur, car il fait oublier que les hommes aussi fréquentent les foires ; ce sont eux, notamment, qui s’occupent de l’acquisition des bêtes.

  Interprétation

Le tableau de Trayer indique une certaine ouverture culturelle et économique : ces femmes achètent leur tissu au marché, alors que les habitudes de l’autoconsommation pourraient les conduire à utiliser la laine de leurs moutons, qu’elles fileraient le soir à la veillée. Ces deux pratiques, au demeurant, ne sont pas incompatibles. Les Bretons, comme le reste des ruraux français, possèdent du linge de corps en abondance, mais peu de vêtements de dessus : ils enfilent des nippes pour les travaux des champs et réservent leur costume pour le dimanche. Les pantalons, bragou braz, la coiffe des femmes ou corledenn, le gilet noir appelé jiletenn, varient fortement d’un pays breton à l’autre. Mais ces tenues “ folkloriques ” n’ont été fixées qu’à la fin du XIXe siècle, au moment où l’uniformisation nationale s’est mise à menacer les costumes régionaux.

Auteur : Ivan JABLONKA


Bibliographie

  • Yves BOUCHE, Coutumes et usages locaux à caractère agricole en vigueur dans le département du Morbihan, Vannes, 1939.
  • Yann BREKILIEN, La Vie quotidienne des paysans en Bretagne au XIXe siècle, Hachette, 1966.
  • Denise DELOUCHE, sous la direction de, Bretagne, images et mythes, Presses universitaires de Rennes II, 1987.
  • Georges DUBY, Armand WALLON (dir.), Histoire de la France rurale, t. III, “ Apogée et crise de la civilisation paysanne, 1789-1914 ”, Paris, Seuil, 1976.
  • Eugen WEBER, La Fin des terroirs : la modernisation de la France rurale (1870-1914) , Paris, Fayard, 1983.

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