Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais
Ministère de la Culture

L'histoire par l'image de 1643 à 1945

 
S'abonner à
L'Histoire par l'image
Ajouter à un album

Albums liés

Images Revolutionnaires (6 études)

Le courage héroïque du jeune Désilles, le 31 Août 1790, à l'Affaire de Nancy.
Le courage héroïque du jeune Désilles, le 31 Août 1790, à l'Affaire de Nancy.
Jean-Jacques François LE BARBIER

Insurrections et guerre de Vendée (8 études)

Scène de la guerre des chouans.
Scène de la guerre des chouans.
Auguste Emile BELLET

Découvrez aussi

Chateaubriand

François-René, vicomte de Chateaubriand.
François-René, vicomte de Chateaubriand.
Anne Louis GIRODET DE ROUCY TRIOSON

Combats de Quiberon

Combat de Quiberon en 1795.
Combat de Quiberon en 1795.
Jean SORIEUL

L'exécution de Marie-Antoinette

Marie-Antoinette conduite à son exécution le 16 octobre 1793.
Marie-Antoinette conduite à son exécution le 16 octobre 1793.
William HAMILTON

Marat, martyr de la Révolution

Marat assassiné, 13 juillet 1793.
Marat assassiné, 13 juillet 1793.
Jacques-Louis DAVID

L'idéalisation de Bonaparte

Bonaparte au pont d'Arcole (17 Novembre 1796).
Bonaparte au pont d'Arcole (17 Novembre 1796).
Antoine-Jean GROS

Louis XVI en roi citoyen

Louis XVI, roi de France (1754-1793).
Louis XVI, roi de France (1754-1793).
Jean-Baptiste-François CARTEAUX

La mort de Bara

Mort de Joseph Bara.
Mort de Joseph Bara.
Jacques-Louis DAVID

La chouannerie sous le regard de la IIIe République

La mort du général Beaupuy.
La mort du général Beaupuy.
Alexandre BLOCH

La guerre de Vendée vue par la IIIe République

Scène de la guerre des chouans.
Scène de la guerre des chouans.
Auguste Emile BELLET

La condamnation de Louis XVI

Appels nominaux des députés à la Convention (p. 1).
Appels nominaux des députés à la Convention (p. 1).

Jacques Cathelineau, général vendéen

commentaires 0 commentaire commentaires
Jacques Cathelineau (1759-1793), généralissime vendéen.

© Photo RMN-Grand Palais - G. Blot

Agrandissement - Zoom

Titre : Jacques Cathelineau (1759-1793), généralissime vendéen.

Auteur : Anne Louis GIRODET DE ROUCY TRIOSON (1767-1824)
Date de création : 1816
Date représentée : 1793
Dimensions : Hauteur 266 cm - Largeur 141 cm
Technique et autres indications : peinture à l'huile sur toile
Lieu de Conservation : Musée national du Château de Versailles (Versailles) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 95DE11508/MV 5258;915.005

  Contexte historique

L’insurrection vendéenne, déclenchée par Jacques Cathelineau en mars 1793, fut provoquée par le décret de la Convention du 24 février 1793 sur la levée de 300 000 hommes, qui intervenait dans un climat déjà alourdi par des difficultés économiques et l’hostilité des Vendéens à la Constitution civile du clergé. Fils d’un simple maçon et colporteur de son état, Jacques Cathelineau était dénommé « le saint de l’Anjou », réputation qui explique peut-être le succès immédiat de son entreprise, dont il est cependant difficile de dire s’il la préparait depuis de longs mois ou si elle fut spontanée.

Le 12 juin 1793 à Saumur, Cathelineau, personnage charismatique, est désigné par les seigneurs vendéens comme le premier généralissime de la « grande armée catholique et royale ». Après quelques victoires contre les républicains facilitées par sa connaissance du monde rural, il organise l’attaque de Nantes, afin de pouvoir disposer d’un port. Son armée sera repoussée et il mourra le 14 juillet à Saint-Florent des blessures reçues pendant ces combats. Sa disparition et les rivalités entre chefs vendéens et angevins seront à l’origine de la défaite de Cholet (17 octobre).

  Analyse de l'image

Lorsqu’il réalisa ce portrait rétrospectif, Girodet prit pour modèle non pas le général chouan, mais son fils. Cette toile à l’atmosphère sombre montre le généralissime vendéen paré de toutes les décorations des défenseurs de la foi et du roi : la croix y jouxte le pistolet. De la même façon, un crucifix (surmonte-t-il une tombe ou un monument ?) paraît en haut à gauche de la composition entre le drapeau royaliste et un sabre levé. Le tonnerre déchire le ciel. Jacques Cathelineau désigne de la main gauche la fumée des combats. Son visage au regard ardent épouse parfaitement la conception romantique de la passion sans réserve. Dans son commentaire du Salon de 1824, qui marqua la naissance du romantisme, Charles-Paul Landon, peintre proche des Bourbons, critique d’art et conservateur des peintures du Louvre, soulignait « l’énergie du pinceau, la vivacité de l’expression et ce beau fini qui distingue toutes les œuvres de Girodet ».

  Interprétation

L’intérêt historique de ce chef-d’œuvre commandé pour la salle des Gardes du château de Saint-Cloud en 1816 est double : il nous parle à la fois d’une guerre civile encore proche dans l’esprit de la génération romantique et de sa commémoration sous la Restauration. Le comte de Pradel, directeur général du ministère de la Maison du roi et instigateur de la commande, rappelait à Louis XVIII le 10 mai 1816 que le roi possédait déjà « les portraits d’un grand nombre de Généraux français qui ont combattu et versé leur sang glorieusement dans les guerres étrangères durant son Règne. […] les familles d’autres guerriers, tous morts non moins glorieusement pour la défense du Trône de France, aspirent à l’honneur de voir aussi les portraits de ceux-ci placés sous les yeux de leur Roi… ». Il faut d’ailleurs souligner que la famille de Cathelineau fut anoblie par la Restauration. Cette remise à l’honneur des combattants de la chouannerie marquait bien le retour sur le trône de la dynastie des Bourbons. Elle proposait aussi aux artistes, définitivement dépouillés de l’illustration de la légende napoléonienne, de retrouver un thème digne de leur enthousiasme passionné.

Auteur : Robert FOHR et Pascal TORRÈS


Bibliographie

  • Louis-Marie CLENET, Cathelineau le saint de l'Anjou : premier généralissime de l'armée vendéenne, Paris, Perrin, 1991.
  • Roger DUPUY, Les Chouans, Hachette littérature, 1997.
  • Emile GABORY, Les Guerres de Vendée, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquin », 1989.
  • Jean-Clément MARTIN, « La Vendée, région-mémoire » in Pierre Nora (sous la direction de) Les Lieux de mémoire, Gallimard, 1984, rééd. coll. « Quarto », 1996.
  • Collectif, La Révolution française et l’Europe 1789-1799, catalogue de l’exposition, Paris, RMN, 1989.

Commentaires

Laisser un commentaire :

twitter

facebook










Haut de page