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Victor Laloux, l'architecte de la gare d'Orsay

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Victor Laloux (1850-1937), architecte.

© Photo RMN-Grand Palais - H. Lewandowski

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Titre : Victor Laloux (1850-1937), architecte.

Auteur : Adolphe DESCHENAUX, dit DECHENAUD (1868-1926)
Date de création : 1922
Dimensions : Hauteur 55 cm - Largeur 47 cm
Technique et autres indications : Huile sur toile
Lieu de Conservation : Musée d'Orsay (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 99DE5012/RF 1983-99

  Contexte historique

Représentant emblématique de l’architecte officiel couvert d’honneurs, Victor Laloux connut une carrière exemplaire. Elève de l’Ecole des Beaux-Arts, il obtient le Prix de Rome en 1878. De retour de la Ville éternelle, il devient architecte-fonctionnaire dans le service des Bâtiments civils et chef d’un atelier à l’Ecole des Beaux-Arts. A partir de 1886, où il construit l’église Saint-Martin de Tours, son nom est associé à de prestigieuses réalisations qui culmineront avec la conception de la gare d’Orsay, qui devait être prête pour l’Exposition universelle de 1900. Ses travaux lui valent de nombreuses récompenses et distinctions internationales et il devient, en 1920, président de la Société des artistes français.

  Analyse de l'image

Adolphe Déchenaud, après un séjour à Rome de 1894 à 1898, se fait connaître par les portraits qu’il adresse au Salon des artistes français. Récompensé d’une médaille de troisième classe à l’issue de celui de 1900 où il a présenté un portrait de Constant Roux (localisation actuelle incertaine) il devient le peintre habituel d’un groupe d’artistes qui sont ses amis (Etienne Dujardin-Beaumetz, 1906, Paris, musée d’Orsay). Ultérieurement, à travers le thème de l’atelier, il réunira les membres de son cercle artistique dans des compositions empreintes de beaucoup de naturel (Groupe d’amis, 1908, Paris, musée d’Orsay).

Ce portrait de Victor Laloux, datable de 1912 ou de 1922 grâce aux restes d’inscription figurant en bas à gauche du tableau, semble plus officiel et représente le personnage de face, sur un fond sombre indistinct, dans un cadrage serré. On y retrouve le faire académique habituel de l’artiste, où dominent la touche lisse et la palette claire restituant les carnations.

  Interprétation

Hommage d’un artiste à son aîné, ce tableau de petit format, au caractère intime malgré la sévérité et la solennité de la composition, est resté dans la maison du dédicataire jusqu’au moment de son don au musée d’Orsay. S’il est possible d’envisager sa réalisation en 1922, ce que les traits de l’architecte paraissent corroborer, on peut considérer cette toile comme l’hommage d’un sociétaire au nouveau président de la Société des artistes français, ou encore comme une marque d’amitié entre ces deux hommes qui se retrouvaient sur les bancs de l’Institut depuis 1918. A travers l’auteur, le modèle, la technique ou la motivation de cette peinture, se trouvent réunis deux artistes qui ont fait perdurer tard dans le XXe siècle une certaine tradition académique, tant picturale qu’architecturale, liée à l’enseignement de l’Ecole des Beaux-Arts, dont tous deux parcoururent intégralement le cursus.

Auteur : Dominique LOBSTEIN


Bibliographie

  • Marie-Laure CROSNIER-LECONTE, Victor Laloux, l’architecte de la gare d’Orsay, Paris, 1987.

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