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Louis-Adolphe Thiers (1797-1877), président de la République française

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Louis-Adolphe Thiers (1797-1877), président de la République française.

© Photo RMN-Grand Palais - G. Blot

Agrandissement - Zoom

Titre : Louis-Adolphe Thiers (1797-1877), président de la République française.

Auteur : Léon BONNAT (1833-1922)
Date de création : 1876
Date représentée : 1876
Dimensions : Hauteur 115 cm - Largeur 92 cm
Technique et autres indications : Huile sur toile
Lieu de Conservation : Musée national du Château de Versailles (Versailles) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 97DE17166/MV 5131

  Contexte historique

Au début de la IIIe République, régime qu’il a contribué à instaurer, Adolphe Thiers termine une longue carrière politique commencée sous la Restauration. Au sein des adversaires libéraux de Napoléon III, il avait demandé l’instauration des « libertés nécessaires », tout en s’opposant de manière solitaire à la déclaration de guerre à la Prusse en 1870. Appelé à la tête du gouvernement provisoire en février 1871, chef du pouvoir exécutif, il conclut la paix de Francfort avec l’Allemagne le 10 mai 1871, se résignant à l’abandon de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine. En réprimant la Commune parisienne il donne à la République son assise. A la tête du gouvernement (la loi Rivet du 31 août 1871 lui donnant le titre, qu’il n’appréciait pourtant pas, de président de la République jusqu’en 1873, il règle définitivement les séquelles de la guerre et obtient, grâce à deux emprunts successifs souscrits avec grand succès, l’argent nécessaire au paiement de l’indemnité de cinq milliards de francs exigée par la Prusse pour son évacuation des départements encore occupés. Partisan d’une « république conservatrice », il se heurte cependant à la majorité monarchiste de la Chambre au point de devoir démissionner le 24 mai 1873 et céder la place au maréchal de Mac-Mahon.

  Analyse de l'image

Bonnat, portraitiste des gloires de l’époque
Ce tableau est caractéristique du talent de Léon Bonnat, qui, après des débuts de peintre d’histoire sous le Second Empire, a été pendant un demi-siècle l’un des portraitistes français les plus renommés. Tout ce que la France (et l’étranger) comptait de personnalités politiques, littéraires, artistiques, défila dans son atelier. Il se concentre ici sur la physionomie de Thiers, qui exprime tout son caractère. Le décor – inexistant – n’évoque en rien la carrière de l’homme politique. Seuls ses traits sont ici pris en compte, ainsi que le nota un critique de l’époque, Duranty, dans La Gazette des Beaux-Arts, lorsque Bonnat exposa le portrait de Thiers au Salon de 1877: « Il est bien de notre temps ce petit bourgeois en lunettes ! Et les temps à venir se pencheront avec une avide curiosité vers sa figure. Le regard concentré, la bouche étonnante par sa ligne sinueuse, serrée, soucieuse, dans une attitude où se sent une arrière-pensée de lutte, mais où le combattant semble mesurer l’adversaire avec un certain dédain, tel nous apparaît l’illustre vieillard. »

  Interprétation

Monsieur Thiers homme d’Etat

L’habit noir, presque indistinct du fond, conduit le regard de l’observateur sur le visage et les mains de Thiers. Sa petite taille légendaire et son aspect chétif s’en trouvent comme effacés. Bien qu’ayant quitté le pouvoir depuis plusieurs années au moment où le tableau a été peint, Thiers incarne ici la dignité et l’autorité d’un homme d’Etat, républicain non de cœur mais de raison. La tonalité de l’œuvre est bien à l’image de cette « république conservatrice » qu’il appelle de ses vœux. Longtemps considéré comme le bourreau de la Commune et l’incarnation d’une république bourgeoise et étriquée, Thiers a toutefois fait l’objet d’une certaine réhabilitation, l’historiographie récente ayant montré qu’il fut aussi l’un des pères fondateurs d’une République qu’il est parvenu peu à peu à faire accepter aux élites traditionnelles.

Auteur : Barthélemy JOBERT et Pascal TORRÈS


Bibliographie

  • François FURET, La Révolution : de Turgot à Jules Ferry, 1770-1880, Paris, Hachette, 1988, rééd. coll. « Pluriel », 1992.
  • Pierre GUIRAL, Adolphe Thiers ou De la nécessité en politique, Paris, Fayard, 1986.
  • Jean-Marie MAYEUR, Les débuts de la IIIe République, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », 1973.
  • Odile RUDELLE, La République absolue : aux origines de l’instabilité constitutionnelle de la France républicaine 1870-1889, Paris, Publications de la Sorbonne, 1982.

Commentaires

Bjr

Merci de m 'indiquer , si je peux trouver ce tableau de Léon Bonnat et à quel prix ?

G.S.
langoe40
Par langoe40 le 01/09/13 à 12h39 - #1685
Bonjour,

Merci pour l'intérêt que vous portez à notre site.
Le site L'Histoire par l'image ne dispose pas des droits d'utilisation des images hormis pour ce site.
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À bientôt,

Aurélie
Histoire-image
Par Histoire-image le 02/09/13 à 18h16 - #1689

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