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L'histoire par l'image de 1643 à 1945

 
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Madame Manet au piano

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Madame Manet au piano.

© Photo RMN-Grand Palais - H. Lewandowski

Agrandissement - Zoom

Titre : Madame Manet au piano.

Auteur : Edouard MANET (1832-1883)
Date de création : 1868
Dimensions : Hauteur 38 cm - Largeur 46.5 cm
Technique et autres indications : Huile sur toile
Lieu de Conservation : Musée d'Orsay (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 93DE6042/RF 1994

  Contexte historique

Le piano, roi des instruments au XIXe siècle

Ce tableau illustre un thème alors souvent traité par les peintres. De Fantin-Latour à Vallotton en passant par Renoir, Degas, Cézanne, Gauguin et Vuillard, abondent les portraits de femmes et de jeunes filles, voire de jeunes hommes au piano. La musique en effet, à cette époque sans disque ni radio, c’était d’abord la pratique individuelle en amateur : avant tout celle du piano qui, dans les classes moyennes, par le biais des transcriptions, constituait le principal moyen de connaissance et de diffusion des œuvres. Selon certaines statistiques, Paris, dans les années 1860, aurait compté 20 000 professeurs de piano. « A Paris dans chaque maison, depuis la loge du portier jusqu’aux mansardes, à chacun des six ou huit étages, on compte un ou plusieurs pianos. […] Je renonce à peindre les tourments qu’ils infligent », se plaignait le poète Victor de Laprade. Il ne manquait cependant pas de maisons où, comme chez les Manet, le piano ne faisait pas la détresse des familles et des voisins.

  Analyse de l'image

Amateur de musique, en effet, comme Degas et tant d’autres artistes de son temps, Manet avait connu Suzanne Leenhof, qu’il épousa en 1863, lorsqu’en 1849, elle donnait des leçons de piano à ses jeunes frères. A l’époque où il a peint ce tableau (1867-1868), elle allait régulièrement avec une amie alléger les derniers moments de Baudelaire, aphasique et à demi paralysé, en lui jouant du Wagner. Excellente interprète – de Schumann, en particulier, alors mal connu en France –, c’est à elle qu’en 1873 Emmanuel Chabrier, un des meilleurs amis du couple, dédiera son Impromptu en do majeur, sa première œuvre importante pour le piano. En sa compagnie, Suzanne Manet dut plus d’une fois jouer des quatre-mains passionnés ou fantasques aux applaudissements de Berthe Morisot, la belle-sœur de son mari, elle aussi peintre et grande amie du compositeur.

  Interprétation

Le piano n’était pas seulement l’instrument de la délectation solitaire comme il semble l’être dans ce tableau : madame Manet jouait pour un public d’amis ; et nombreux sont les salons où se produisaient amateurs et professionnels. Ce n’est donc pas un hasard si, dans la seconde moitié du XIXe siècle, la musique de chambre a connu un âge d’or, et si de César Franck à Claude Debussy et Gabriel Fauré, les compositeurs français lui ont donné souvent le meilleur de leur inspiration. A la fin du siècle, le monde de La Recherche du temps perdu retentit de soirées musicales auxquelles n’assistent pas seulement des snobs. Comme Proust lui-même, le narrateur a appris le piano. Et, lorsqu’un soir, il trompe son attente de la femme aimée avec la sonate de Vinteuil puis une transcription de Tristan et Isolde de Wagner, les réflexions qu’elles lui inspirent, montrent combien la pratique, même en amateur, permet une connaissance plus riche et plus fine de la musique que l’écoute passive d’un concert ou d’un enregistrement.

Auteur : Georges LIÉBERT


Bibliographie

  • Manet , Catalogue de l’exposition. Grand Palais, Paris, RMN, 1983.

Commentaires

Votre analyse de l'image n'en est absolument pas une! c'est simplement un historique sur Mme Manet et sa pratique du piano! Je suis enseignante en Arts Plastiques et j'ai les cheveux qui se dressent sur la tête car les peintures de Manet ou d'autres comportent des problématiques ou des questionnements d'ordres plastiques, artistiques... bien plus importants que le simple sujet de représentation; je comprends mieux maintenant pourquoi les enseignants en E.musicale abreuvent leurs cours d'images qui n'ont aucun sens quant à la pratique même de l'artiste qu'il cite: exemple: on etudie la truite de Schubert, on montre Matisse "les poissons rouges"!??? Aucun rapport dans la problématique de l'élaboration de leurs oeuvres respectives!Pas le même courant artistique, pas la même démarche...Quel intérêt de se saisir d'oeuvres pour les réduire à de simples illustrations? Saupoudrage! confusion dans les esprits des élèves, impressions de liens entre musiciens et peintres qui sont faux! Quant au Romantisme, il serait plus cohérent d'en dégager les notions essentielles, que l'on retrouve communément dans la musique et la peinture ainsi que dans la littérature! Apprécieriez-vous que les enseignants en A.plastiques se saisissent d'une oeuvre musicale simplement parce qu'elle leur semble correspondre à la peinture qu'ils étudient en classe et sans en connaître la motivation du compositeur? Ce n'est pas ainsi que j'envisage l'histoire des arts; à ce compte, il vaudrait mieux que chacun reste à sa place, dans son domaine de compétence.En effet, il est déjà difficile d'élaborer les dispositifs pédagogiques cohérents et efficaces pour la compréhension des élèves dans nos propres disciplines...ne brouillons pas les pistes!
Marie
Par Marie le 26/03/11 à 07h40 - #126
Sans doute l'étude pêche un peu par manque d'analyse de l'œuvre et se démarque quelque peu du cadre éditorial du site. Cela reste une exception pour une étude produite à l'origine du site ; depuis nous sommes particulièrement vigilants sur cette question.
Je vous invite à découvrir les autres études du site.
Histoire-image
Par Histoire-image le 28/03/11 à 17h58 - #129

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