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L'arrestation du gouverneur de la Bastille, le 14 juillet 1789

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Prise de la Bastille et arrestation du gouverneur M. de Launaye, le 14 juillet 1789.

© Musée de la Révolution Française, Vizille

Agrandissement - Zoom

Titre : Prise de la Bastille et arrestation du gouverneur M. de Launaye, le 14 juillet 1789.

Auteur : Jean-Baptiste LALLEMAND (1706-1803)
Date de création : 1790
Date représentée : 14 juillet 1789
Technique et autres indications : Huile sur toile
Lieu de Conservation : Musée historique de la Révolution française, Vizille (Vizille) ; site web
Contact copyright : Joëlle Palacios, Musée de la Révolution française, BP 1753 -38220 Vizille, Tél : 04.76.68.07.35 / Fax : 04.76.68.08.53
Référence de l'image : MRF 1985-445

  Contexte historique

A Paris, la nouvelle du renvoi de Necker le 11 juillet 1789 provoque de nombreuses manifestations. Le 14, à la suite du refus du gouverneur des Invalides de mettre à la disposition des Parisiens ses stocks d’armes, une foule imposante escalade les fossés des Invalides et obtient par la force une douzaine de canons et 32 000 fusils. Les Parisiens sont armés, mais il leur manque encore de la poudre et des balles. Une rumeur atteste que la forteresse de la Bastille en détient. La foule s’y déplace et plusieurs délégations sont envoyées auprès de de Launay, le gouverneur de la vieille prison d’Etat. Mais celui-ci refuse fermement de céder ses réserves de munitions. Une fusillade éclate suivie d’un assaut, et la Bastille capitule. Les émeutiers et les gardes-françaises ayant dirigé l’assaut y trouvent sept prisonniers, de la poudre et des balles. Sur le trajet qui l’amène à l’hôtel de ville, de Launay est massacré.

  Analyse de l'image

Le tableau retrace les derniers feux du combat et la sortie sous escorte de de Launay, le gouverneur de la Bastille. Comme le plus souvent dans les images relatives à la prise de la Bastille, la forteresse est saisie de la cour du Passage, avec au premier plan la porte de l’Avancée d’où sortent le gouverneur, emmené par le grenadier Arné, et le canonnier Humbert. Derrière la porte, on devine la cour du Gouvernement et on perçoit distinctement le pont de pierre à trois arches avec parapet de barrières et le pont-levis baissé attestant de la victoire des émeutiers. De gauche à droite s’élèvent les tours de la Berteaudière, de la Basinière et de la Comté où se trouvait également le magasin à poudre. Tout en représentant la capitulation et l’arrestation du gouverneur de la Bastille par les gardes-françaises, Lallemand évoque également les derniers moments de l’assaut. Toutefois, mal à l’aise dans ce registre, le peintre brosse une scène idéalisée d'où la violence est pratiquement absente – quelques coups de feu épars, des canons en action et une foule bon enfant, plus spectatrice que véritablement actrice –, les couleurs qui tirent vers le bleu et le rose atténuant toute tonalité véritablement dramatique.

  Interprétation

Lallemand retrace l’événement le plus représenté de la Révolution dans un style décoratif et descriptif qui, à l'époque, se trouve sur le point de disparaître. En revanche, les estampes qui vont s’attacher à commenter la prise de la Bastille le feront avec un plus grand réalisme, une plus grande intensité dramatique et, surtout, elles mettront en avant la portée symbolique de l’événement : l’émancipation d’un peuple.

Auteur : Pascal DUPUY


Bibliographie

  • Michel DEWACHTER, Champollion un scribe pour l’Egypte, Paris, Gallimard coll. “ Découvertes ”, Paris, 1991.

Commentaires

Cette étude est très bien réalisée mais j'aimerais pouvoir connaitre plus de détails
intello
Par intello le 23/01/12 à 15h58 - #494

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