Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais
Ministère de la Culture

L'histoire par l'image de 1643 à 1945

 
S'abonner à
L'Histoire par l'image
Ajouter à un album

Albums liés

Patrimoine (8 oeuvres)

Musée des Monuments français, dessin de Vauzelles, cloître.
Musée des Monuments français, dessin de Vauzelles, cloître.

Littérature (32 oeuvres)

L'effet du mélodrame.
L'effet du mélodrame.

Découvrez aussi

Le duc d'Orléans en Laponie

Le duc d’Orléans descend le grand rapide de l’Eijampaïka sur le fleuve Mionio, en Laponie, août 1795
Le duc d’Orléans descend le grand rapide de l’Eijampaïka sur le fleuve Mionio, en Laponie, août 1795

Une soirée au Louvre chez le comte de Nieuwerkerke

Une soirée au Louvre chez le comte de Nieuwerkerke en 1855.
Une soirée au Louvre chez le comte de Nieuwerkerke en 1855.

La Garde nationale, soutien de la Monarchie de Juillet

La Garde nationale célèbre, dans la cour du Palais-Royal, l'anniversaire de la naissance du Roi.
La Garde nationale célèbre, dans la cour du Palais-Royal, l'anniversaire de la naissance du Roi.

La Deuxième République abolit l'esclavage

L'abolition de l'esclavage (27 Avril 1848).
L'abolition de l'esclavage (27 Avril 1848).

Scène de Juillet 1830, dit aussi Les Drapeaux

Scène de Juillet 1830, dit aussi Les Drapeaux.
Scène de Juillet 1830, dit aussi Les Drapeaux.

La révolte des canuts

Les événements de Lyon, 22 novembre 1831. Combat du Pont Morand.
Les événements de Lyon, 22 novembre 1831. Combat du Pont Morand.

La monarchie de Juillet ou le triomphe de la bourgeoisie

Louis-François Bertin l’Aîné dit Monsieur Bertin.
Louis-François Bertin l’Aîné dit Monsieur Bertin.

Un atelier d'artiste à la fin du XVIIIe siècle

Réunion d'artistes dans l'atelier d'Isabey.
Réunion d'artistes dans l'atelier d'Isabey.

Rue Transnonain, une maison à Paris sous Louis-Philippe

Dessin aquarellé représentant la maison n° 12, rue Transnonain.
Dessin aquarellé représentant la maison n° 12, rue Transnonain.

L'atelier, carrefour de la société des artistes

Réunion d'artistes dans l'atelier d'Isabey.
Réunion d'artistes dans l'atelier d'Isabey.

Caricatures et pamphlets politiques (1830-1835)

« Suivez bien votre chef de file... »,
« Suivez bien votre chef de file... »,

Erection de l'obélisque de Louxor

Erection de l'obélisque de Louxor sur la place de la Concorde, le 25 octobre 1836.
Erection de l'obélisque de Louxor sur la place de la Concorde, le 25 octobre 1836.

L'ère des barricades, 1827-1851

Combat dans la rue Saint-Antoine, 28 juillet 1830.
Combat dans la rue Saint-Antoine, 28 juillet 1830.

Quatre heures au Salon

commentaires 0 commentaire commentaires
Quatre heures au Salon.

© Photo RMN-Grand Palais - D. Arnaudet

Agrandissement - Zoom

Titre : Quatre heures au Salon.

Auteur : François BIARD (1798-1882)
Date de création : 1847
Date représentée : 1847
Dimensions : Hauteur 57 cm - Largeur 67 cm
Technique et autres indications : Huile sur toile
Lieu de Conservation : Musée du Louvre (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 88EE1824/RF 2347

  Contexte historique

Sous la monarchie de Juillet, le salon des artistes vivants est une manifestation annuelle qui se tient de mars à juin dans le Salon carré – d’où il tire son nom – et la grande galerie du Louvre. Le nombre des œuvres exposées se compte alors en milliers, toutes sélectionnées par le jury que compose l’Académie des Beaux-Arts. Véritable phénomène de la vie sociale et culturelle parisienne – voir Manette Salomon des Goncourt (1867) et L’Œuvre de Zola (1886) –, il est aussi un des enjeux de la reconnaissance sociale et de la réussite professionnelle des artistes. « Ce Salon à quoi tout se ramène, satisfaction d’amour-propre, considération, notoriété, fortune et le pain quotidien. » (Adolphe Tabarant, Salon de 1840.)

  Analyse de l'image

« On ferme ! ! ! » s’égosillent les gardiens qui arpentent la grande galerie revêtus de leur redingote rouge et coiffés de bicornes. Scène humoristique dépeignant l’heure de la fermeture de l’avant-dernier salon organisé au Louvre, le tableau de Biard illustre les conditions matérielles de l’organisation de l’exposition : toiles entassées sur les murs, mal éclairées, illisibles, circulation impraticable dans les salles d’exposition. La fréquentation du public, où l’on reconnaît Sainte-Beuve lisant le journal, est phénoménale ; sur toute sa durée, le Salon enregistre plus d’un million de visiteurs, l’équivalent de la population parisienne de l’époque. Les œuvres exposées font l’objet de commentaires lancés sur le vif, bientôt relayés par les critiques paraissant sous forme de comptes rendus à suivre d’un numéro à l’autre dans les journaux et les revues artistiques, qui font alors leur première apparition. On assiste à des réactions collectives d’enthousiasme ou de rejet, lisibles dans les attitudes et postures variées des visiteurs. « Thème privilégié par les dessinateurs satiriques et par certains chroniqueurs dans leurs comptes rendus du Salon, le commentaire oral direct a opéré […] comme une forme de communication sociale et, surtout, comme un mode de formation de l’opinion sur les arts visuels. Sujets historiques ou anecdotiques qu’on commente à haute voix, et dont chaque élément appelle identification, énumération, explication ; savoir-faire qu’on juge. » (G. Monnier, 1995, p. 136-137).

  Interprétation

Au milieu du XIXe siècle, le Salon, antenne de l’Académie, fait figure d’institution centrale et dominante. Il apparaît comme une manifestation culturelle essentielle, où la vox populi signe le succès ou l’échec d’un artiste. Lieu d’exposition et de rencontre avec le public, son rôle économique est primordial dans le système de la commande faite à l’artiste par l’Etat qui est alors le premier mécène. Il est le « dispositif pertinent d’une période de transition entre une société monarchique et ses mécènes aristocratiques d’une part, et d’autre part une société marchande dotée d’un marché spéculatif de l’art, puissant et structuré ». (G. Monnier, 1995, p. 130).

Auteur : Emmanuelle GAILLARD


Bibliographie

  • Gérard MONNIER, L’Art et ses institutions en France de la Révolution à nos jours, Paris, Gallimard, 1995.
  • Léon ROSENTHAL, Du romantisme au réalisme, essai sur l'évolution de la peinture en France de 1830 à 1848, 1re éd. 1914, rééd. Paris, Macula, 1987.

Commentaires

Laisser un commentaire :

twitter

facebook










Haut de page