Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais
Ministère de la Culture

L'histoire par l'image de 1643 à 1945

 
S'abonner à
L'Histoire par l'image
Ajouter à un album

Albums liés

paris (18 études)

Scène de Juillet 1830, dit aussi Les Drapeaux.
Scène de Juillet 1830, dit aussi Les Drapeaux.
Léon COGNIET

L'année 1830 (19 études)

Louis-Philippe, Duc d'Orléans, arrive à l'Hôtel de Ville de Paris
Louis-Philippe, Duc d'Orléans, arrive à l'Hôtel de Ville de Paris
Eloi-Firmin FERON

Découvrez aussi

1792, la Nation en arme

La Garde nationale de Paris part pour l'armée. Septembre 1792.
La Garde nationale de Paris part pour l'armée. Septembre 1792.
Léon COGNIET

L'intervention des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale

Quatre soldats - un Français, un Anglais, un Italien et un Américain - avec la statue de la Liberté
Quatre soldats - un Français, un Anglais, un Italien et un Américain - avec la statue de la Liberté
Lucien JONAS

Le duc d'Orléans en Laponie

Le duc d’Orléans descend le grand rapide de l’Eijampaïka sur le fleuve Mionio, en Laponie, août 1795
Le duc d’Orléans descend le grand rapide de l’Eijampaïka sur le fleuve Mionio, en Laponie, août 1795
François BIARD

Paul Déroulède prononce un discours à Bougival. Janvier 1913

Paul  Déroulède prononce un discours  à  Bougival. Janvier 1913.
Paul Déroulède prononce un discours à Bougival. Janvier 1913.
Fernand CORMON

Les débuts de la Terreur

Elisabeth de Cazotte sauve la vie de son père à la prison de l’Abbaye. (23 septembre 1792)
Elisabeth de Cazotte sauve la vie de son père à la prison de l’Abbaye. (23 septembre 1792)
Claude-Noël THÉVENIN

Rue Transnonain, une maison à Paris sous Louis-Philippe

Dessin aquarellé représentant la maison n° 12, rue Transnonain.
Dessin aquarellé représentant la maison n° 12, rue Transnonain.

La monarchie de Juillet ou le triomphe de la bourgeoisie

Louis-François Bertin l’Aîné dit Monsieur Bertin.
Louis-François Bertin l’Aîné dit Monsieur Bertin.
Jean-Auguste Dominique INGRES

Allégorie du Retour des Bourbons le 24 avril 1814 : Louis XVIII relevant la France de ses ruines

Allégorie du retour des Bourbons le 24 avril 1814 : Louis XVIII relevant la France de ses ruines.
Allégorie du retour des Bourbons le 24 avril 1814 : Louis XVIII relevant la France de ses ruines.
Louis-Philippe CREPIN

L'ère des barricades, 1827-1851

Combat dans la rue Saint-Antoine, 28 juillet 1830.
Combat dans la rue Saint-Antoine, 28 juillet 1830.

Le drapeau tricolore

Le drapeau tricolore.
Le drapeau tricolore.
François GEORGIN

Scène de Juillet 1830, dit aussi Les Drapeaux

commentaires 1 commentaire commentaires
Scène de Juillet 1830, dit aussi Les Drapeaux.

© Musée des Beaux Arts d'Orléans

Agrandissement - Zoom

Titre : Scène de Juillet 1830, dit aussi Les Drapeaux.

Auteur : Léon COGNIET (1794-1880)
Date représentée : 1830
Technique et autres indications : Huile sur toile
esquisse
Lieu de Conservation : Musée des Beaux-Arts d'Orléans (Orléans) ; site web
Contact copyright : Musée des Beaux-Arts, 1, rue Fernand Rabier, 45000 Orléans, Tél : 02.38.79.21.55

  Contexte historique

Le drapeau bleu-blanc-rouge

Au cours de la Révolution, l’emblème tricolore devient le support d’un nombre croissant de souvenirs et de fidélités. Le 13 juillet 1789, La Fayette unit le blanc de la monarchie aux couleurs de Paris pour donner une cocarde à la garde nationale qui vient d’être créée. Le 17 juillet, le roi accepte d’arborer les trois couleurs. Elles tiennent ensuite une place privilégiée dans la fête de la Fédération et symbolisent désormais l’unité de la nation. Le grand épisode guerrier de la bataille de Valmy les situe au cœur de l’épopée militaire qui allait hanter l’imagination française. En revenant sur le trône, les Bourbons reprennent le drapeau blanc. Mais en juillet 1830, les révolutionnaires avancent derrière des drapeaux tricolores qu’ils plantent sur les monuments conquis. Lorsqu’il monte sur le trône le 31 juillet, le duc d'Orléans[1] proclame : « La nation reprend ses couleurs. »

  Analyse de l'image

« L’étendard brillant de notre liberté »

Au lendemain des « Trois Glorieuses », les vainqueurs communient dans l’exaltation des couleurs retrouvées. Léon Cogniet travaille à un tableau évoquant le remplacement du drapeau blanc honni par les couleurs nationales. Le tableau ne verra jamais le jour, mais il en subsiste une étude qui représente trois drapeaux émergeant d’une fumée évoquant les combats révolutionnaires.
Le premier, sur un ciel menaçant, est le drapeau blanc de la Restauration, orné à son sommet d’une fleur de lis et décoré des armes de France. Sur le deuxième, le symbole monarchique déchiré laisse apparaître le ciel, cependant qu’un repli se teinte de rouge. Le troisième drapeau trône dans un ciel dégagé ; il a perdu sa fleur de lis, et le repli rouge se révèle être une tache de sang dont les dernières gouttes perlent encore. Le bleu du ciel, le blanc du drapeau déchiré et le rouge du sang reconstituent les trois couleurs nationales.

L’esquisse évoque le remplacement du drapeau blanc et les « Trois Glorieuses ». L’association des trois couleurs aux trois journées est un thème récurrent, appuyé, dans les discours officiels. Le ciel menaçant et la fumée noire symbolisent la première « Glorieuse », journée indécise des premiers engagements ; la fumée flamboyante et le ciel qui se dégage évoquent le 28 juillet, jour des combats les plus violents mais aussi les plus décisifs ; la fumée blanche, moins importante, et le ciel désormais pur représentent la victoire acquise le 29 juillet. La figuration réaliste du sang composant la dernière bande de couleur prend place dans un mouvement général de sacralisation du sang fondateur des martyrs.
L’esquisse fut reprise par Villains en une lithographie très largement diffusée. Elle était accompagnée d’un poème qui ne laissait guère de doute quant à son interprétation :
« Aux ténèbres enfin succède la clarté
Et des pâles lambeaux du drapeau des esclaves
Et de l’azur du ciel et du sang de nos braves
Naît l’étendard brillant de notre liberté
»

  Interprétation

L’étude de Cogniet et la lithographie de Villains s’inscrivent dans un discours officiel qui légitime les trois couleurs comme emblème majeur du régime : le fil est renoué avec le grand espoir de 1789, et les spectres de la contre-révolution semblent exorcisés.

Auteur : Mathilde LARRÈRE


Notes

Le duc d'Orléans aimait alors à rappeler qu'il avait combattu à Valmy et à Jemmapes, sous le drapeau tricolore des armées révolutionnaires.


Bibliographie

  • Raoul GIRARDET, « Les trois couleurs », in Pierre Nora (dir.) Les Lieux de mémoire, tome I « La République », Gallimard, 1984, rééd. coll. « Quarto », 1997.
  • Alain CORBIN, « L’impossible présence du roi », in Alain Corbin, Noëlle Gérôme et Danielle Tartakowsky (dir.) Usages politiques des fêtes XIXe-XXe, Paris, Publications de la Sorbonne, 1994, p. 77-116.
  • David PINKNEY, La Révolution de 1830 en France, Paris, PUF, 1988.

Commentaires

C'est un très beau tableau, les textures sont très belles, le contexte est très bien trouvé. Bonne continuation. Bises, Jean-Baptiste, à bientôt !
jeanbaptistelepage
Par jeanbaptistelepage le 15/10/13 à 09h38 - #1743

Laisser un commentaire :

twitter

facebook










Haut de page