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La visite de Napoléon à l'infirmerie de l'Hôtel des Invalides

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Napoléon visite la salle Napoléon à l’infirmerie de l’Hôtel des Invalides.

© Photo RMN-Grand Palais - D. Arnaudet / J. Schormans

Agrandissement - Zoom

Titre : Napoléon visite la salle Napoléon à l’infirmerie de l’Hôtel des Invalides.

Auteur : Alexandre VERON-BELLECOURT (1773-?)
Date représentée : 11 février 1808
Dimensions : Hauteur 183 cm - Largeur 248 cm
Technique et autres indications : Huile sur toile
Lieu de Conservation : Musée national du Château de Versailles (Versailles) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web

  Contexte historique

Les blessés étaient un souci permanent de Napoléon, bien qu’en réalité il fît assez peu pour soulager leur détresse. Percy, chirurgien en chef de la Grande Armée, inventeur des célèbres « Würsten » (saucisses) conçues pour évacuer le plus vite possible les blessés du champ de bataille, Larrey, chirurgien de la garde impériale, furent parmi les plus dévoués des médecins de l’armée. Encore très sommaires, les hôpitaux militaires étaient souvent installés dans des églises, et l’Hôtel des Invalides restait encore le seul bâtiment officiel destiné à accueillir les blessés. En février 1808, Napoléon vint, accompagné de médecins et de généraux, visiter le grand hôpital militaire créé par Louis XIV et que dirigeait alors Jean-François Coste (1741-1819), médecin aux armées, ancien maire de Versailles.

  Analyse de l'image

Suivi du maréchal Sérurier, gouverneur des Invalides, de Berthier et de Murat, de Duroc, grand maréchal du Palais, et de Larrey, Napoléon s’adresse à Coste qui soulève un blessé, tandis que des invalides décorés de la Légion d’honneur se pressent sur leur passage. Dans cette infirmerie où les soins sont dispensés par des religieuses, les blessés sont couchés dans des lits alignés dans une salle sobre et dépouillée. Sur les poutres, on lit « Salle Napoléon ».

La composition est habile. Le groupe, venant du fond à droite, tourne devant un lit vers la gauche, et le bras de Napoléon dirige le regard du spectateur vers un blessé vêtu d’une chemise blanche, seule tache lumineuse dans ce tableau très retenu dans son expression des sentiments. Toutefois, ce sont moins les blessés qui sont mis en valeur que l’Empereur et ses maréchaux. Les invalides de la partie droite ôtent leur bonnet ou élèvent les mains comme dans une prière envers leur dieu, Napoléon, auquel ils doivent tout.

  Interprétation

Comme la plupart des tableaux représentant Napoléon, cette œuvre sert avant tout le culte du héros. Cette peinture maladroite, où les personnages ont de toute évidence été peints d’après des mannequins, reçut une médaille d’or au Salon de 1812. Au moment où la Grande Armée disparaissait dans les neiges de Russie, il y avait lieu de rappeler l’humanité dont faisait preuve l’Empereur envers les militaires dévoués et sacrifiés à sa cause. Il ne s’agissait pas encore de critiquer les excès de Napoléon, mais toujours de faire œuvre de propagande et de flatter sa personne.

Auteur : Jérémie BENOÎT


Bibliographie

  • Jean Tulard, Alfred Fierro et Jean-Marc Léri, L’Histoire de Napoléon par la peinture, Paris, Belfond, 1991.

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