Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais
Ministère de la Culture

L'histoire par l'image de 1643 à 1945

 
S'abonner à
L'Histoire par l'image
Ajouter à un album

Albums liés

Napoléon (37 oeuvres)

Prise de l'Hôtel de ville : le Pont d'Arcole.
Prise de l'Hôtel de ville : le Pont d'Arcole.

Napoléon Bonaparte - Les batailles de l’Empire (6 oeuvres)

La bataille de Waterloo. 18 juin 1815.
La bataille de Waterloo. 18 juin 1815.

Découvrez aussi

L'idéalisation de Bonaparte

Bonaparte au pont d'Arcole (17 Novembre 1796).
Bonaparte au pont d'Arcole (17 Novembre 1796).

Les artistes serviteurs de l'Empire

Napoléon Ier visite le Salon du Louvre et distribue aux artistes des croix de la Légion d’honneur
Napoléon Ier visite le Salon du Louvre et distribue aux artistes des croix de la Légion d’honneur

Edification de la légende napoléonienne

Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa, 11 Mars 1799.
Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa, 11 Mars 1799.

Les entrevues de Napoléon avec les souverains européens

Entrevue de Napoléon Ier et de François II après la bataille d'Austerlitz.
Entrevue de Napoléon Ier et de François II après la bataille d'Austerlitz.

Un symbole pour la Première République

Figure allégorique de la République.
Figure allégorique de la République.

Les visages de Bonaparte

Le général Bonaparte.
Le général Bonaparte.

Joachim et Caroline Murat, roi et reine de Naples

Caroline Murat et ses enfants.
Caroline Murat et ses enfants.

Le corps des morts

Cadavre dans les barbelés.
Cadavre dans les barbelés.

Le Louvre au XIXe siècle

Napoléon Ier visitant l'escalier du musée du Louvre
Napoléon Ier visitant l'escalier du musée du Louvre

La bataille de Valmy

La bataille de Valmy, 20 Septembre 1792.
La bataille de Valmy, 20 Septembre 1792.

Portraits de l'Empereur Napoléon

Napoléon Ier sur le trône impérial en costume de sacre.
Napoléon Ier sur le trône impérial en costume de sacre.

Photographier la Grande Guerre

La charge d'une section de zouaves sur le plateau de Touvent ; la première vague à l'assaut.
La charge d'une section de zouaves sur le plateau de Touvent ; la première vague à l'assaut.

Napoléon et la politique des alliances

Mariage du prince Eugène de Beauharnais et de la princesse Amélie de Bavière à Munich.
Mariage du prince Eugène de Beauharnais et de la princesse Amélie de Bavière à Munich.

La bataille d'Eylau

commentaires 1 commentaire commentaires
Napoléon sur le champ de bataille d'Eylau, 9 Février 1807.

© Photo RMN-Grand Palais - D. Arnaudet

Agrandissement - Zoom

Titre : Napoléon sur le champ de bataille d'Eylau, 9 Février 1807.

Auteur : Antoine-Jean GROS (1771-1835)
Date de création : 1808
Date représentée : 9 février 1807
Dimensions : Hauteur 521 cm - Largeur 734 cm
Technique et autres indications : peinture à l'huile sur toile
Lieu de Conservation : Musée du Louvre (Paris) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 97DE18496/INV 5067

  Contexte historique

Après la création de la Confédération du Rhin (12 juillet 1806) qui réunit seize princes allemands sous la présidence de Murat, grand-duc de Berg, archichancelier de l’Empire, et la dissolution du Saint Empire romain germanique, l’Empereur se trouva confronté à un ultimatum de la Prusse (1er octobre) et à une quatrième coalition des puissances étrangères qui réunit l’Angleterre, la Prusse, la Russie et la Suède. La « marche vers l’Est », jalonnée de victoires – batailles d’Iéna et d'Auerstaedt (14 octobre), prise de Berlin (25 octobre), armistice franco-prussien (9 novembre), prise de Varsovie (28 décembre), bataille d’Eylau (8 février 1807), armistice franco-suédois (18 avril), capitulation de Dantzig (26 mai), bataille de Friedland (14 juin), armistice franco-russe (21 juin) – s’achève par la paix de Tilsit (7 juillet).

  Analyse de l'image

Le sujet du tableau avait fait l’objet, malgré la réticence des artistes pour ce genre d’exercice, d’un concours lancé en mars-avril 1807 par Dominique Vivant Denon, directeur du musée du Louvre, sur l’ordre de l’Empereur. Denon rédigea pour les concurrents une notice détaillée accompagnée d’un croquis numéroté qui précisait le point d’observation, les éléments du paysage, la position des armées, la place, les attitudes et les costumes des différents personnages. Ce programme iconographique, en vérité trop riche pour tenir en un seul tableau, éclaire parfaitement les intentions qui présidaient à cette commande officielle. Il s’agissait de représenter « le lendemain d’Eylau, et le moment où l’Empereur visitant le champ de bataille vient porter indistinctement [cet adverbe doit être souligné] des secours et des consolations aux honorables victimes des combats ». La notice de Denon, si elle évoque bien un « vaste champ de carnage », escamote en fait complètement les lourdes pertes françaises (notamment celles d’Augereau) et ne désigne explicitement que les corps ensanglantés des Russes. Il convenait en revanche de mettre en valeur la magnanimité et la compassion de l’Empereur, représenté entouré de ses généraux, s’inquiétant des soins médicaux apportés aux blessés – ce qui ne constituait pas réellement pour lui une priorité –, et suscitant ainsi la gratitude et le dévouement des soldats, même vaincus.

  Interprétation

Le projet de Gros qui respectait dans ses grandes lignes le programme de Denon, fut choisi parmi les vingt-six esquisses remises le 15 mai 1807 au musée Napoléon. La beauté du paysage enneigé à l’arrière-plan, le réalisme sans concession avec lequel sont traitées les victimes du premier plan, identifiables pour la plupart avec des soldats russes, la noblesse de l’attitude du jeune hussard lituanien jurant fidélité à l’Empereur (figure prévue dans le programme de Denon), la majestueuse bonté dont est empreinte la figure de Napoléon, sont autant de traits qui distinguent cet exceptionnel morceau de propagande, conçu dès l’origine comme un pendant aux Pestiférés de Jaffa dont il reprend la thématique de la compassion souveraine.

Auteur : Robert FOHR


Bibliographie

  • André CHASTEL, L’art français, t.4 , Le temps de l’éloquence 1775-1825, Paris Flammarion, 2000.
  • Roger DUFRAISSE, Michel KERAUTRET, La France napoléonienne. Aspects extérieurs, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », 1999.
  • Annie JOURDAN, Napoléon, héros, imperator, mécène, Aubier, 1998.
  • Jean TULARD (dir.), Dictionnaire Napoléon, Paris, Fayard, 1987 nouv. éd, 1999.
  • Jean TULARD (dir.), L’histoire de Napoléon par la peinture, Paris, Belfond, 1991.
  • Collectif, De David à Delacroix, catalogue de l’exposition au Grand Palais, Paris, Grand Palais, 1974-1975.

Commentaires

Attention à ne pas tomber dans un excès de déshumanisation : "Il convenait en revanche de mettre en valeur la magnanimité et la compassion de l’Empereur, représenté entouré de ses généraux, s’inquiétant des soins médicaux apportés aux blessés – ce qui ne constituait pas réellement pour lui une priorité ". Napoléon fut très marqué par l'importance des pertes ainsi qu'il l'écrit dans une lettre à Joséphine écrite le 8 février à 3 heure du matin : "Mon amie la victoire m'est restée mais j'ai perdu bien du monde. La perte de l'ennemi plus grande encore ne me console pas.".Napoléon veilla personnellemnt à l'évacuation des blessés ainsi qu'en témoigne ses lettres adressés à Dau intendant de la Grande Armée pour l'accueil des blessés. Même s'il a veillé à assurer laa promotion de sa gloire par plusieurs écrits il fut très attristé par la perte de ses nombreux compagnons d'armes.
Lepic
Par Lepic le 01/03/12 à 19h49 - #596

Laisser un commentaire :

twitter

facebook










Haut de page