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Scènes de rue de Paris : chevaux de haquet au port de Bercy.

© ADAGP, © Photo RMN-Grand Palais - Droits réservés

Agrandissement

Titre : Scènes de rue de Paris : chevaux de haquet au port de Bercy.

Auteur : Henri RIVIÈRE (1854-1961)
Dimensions : Hauteur 9 cm - Largeur 12 cm
Technique et autres indications : Photo n°4 des Scènes de rue.
Vers 1889.
Lieu de Conservation : Musée d'Orsay (Paris) ; site web
Contact copyright : ADAGP, 11, rue Berryer. 75008 Paris. Tél: 33+01-43-59-09-78 - Email : adagp@adagp.fr -Site web : www.adagp.fr / Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Email : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l'image : 92-000797-02 / PHO1987-35-19

  Contexte historique

Dans la France de l’âge industriel, démocratisation des loisirs et nouvelles classes sociales

Entre le milieu du XIXe siècle et l’aube de la Belle Époque, la France poursuit ses profondes mutations économiques et sociales produites par l’industrialisation et la croissance qui en découle. Les classes moyennes vont bientôt dépasser en nombre les ouvriers. Politiquement, le temps des expériences s’achève avec la pérennisation du régime républicain. À la fin des années 1880, la IIIe République est dans sa phase d’enracinement. Elle a su éviter les écueils royalistes de sa genèse, mais n’est pas à l’abri de dangers plus redoutables (notamment la crise boulangiste). Liées aux mutations industrielles, de nombreuses nouveautés techniques apparaissent et se démocratisent. Ainsi en va-t-il de la photographie qui, après la période des pionniers, est désormais pratiquée par ces « classes nouvelles » chères à Gambetta. Sans véritables ambitions artistiques, cette activité s’inscrit dans le vaste mouvement de massification des loisirs. Comme des milliers de Français de l’âge industriel, l’artiste graveur Henri Rivière considère la « photographie d’amateur » comme un passe-temps. De son désir de capter le « spectacle de la rue » grâce à l’instantané naîtront de nombreuses « scènes de genre » saisies au fil de ses pérégrinations dans les rues d’une capitale en plein essor.

  Analyse de l'image

L’activité du port aux vins de Paris

Le soleil brille sur Bercy, quartier jadis résidentiel qui, en 1889, n’est parisien que depuis trente ans. « Toujours encombré de tonneaux et de barriques » selon Jacques Hillairet, son port dessert le marché aux vins de la capitale qui, d’abord implanté en aval dans le port de la Râpée, juste au-delà de l’octroi, s’est déplacé vers l’est. Le site est consacré à l’entreposage des vins livrés par des bateaux qui descendent la Seine. Au premier plan, un haquetier vêtu de la blouse traditionnelle des travailleurs mène un attelage de cinq chevaux. Ils tirent un haquet, charrette consistant en une plate-forme sans ridelles, où s’amassent des barriques transportées depuis les quais de déchargement. La charge est pesante, comme le montrent les chevaux tendus dans l’effort. Les tonneaux seront entreposés dans les chais qui s’alignent dans l’espace aménagé en face, le long du quai.

  Interprétation

L’étalement de la capitale repousse les ports et les marchés

L’une des principales conséquences de l’industrialisation a été l’urbanisation. Paris a explosé démographiquement et en superficie. Administrativement, la ville s’est dilatée, crevant l’enceinte des fermiers généraux bornée par les octrois et s’est enrichie de huit nouveaux arrondissements en 1860. Dans l’est, le douzième a annexé la municipalité de Bercy. Dans cet instantané, Henri Rivière révèle l’intense activité que représentait pour ces nouveaux espaces le ravitaillement de la capitale. Si le chemin de fer supplante peu à peu et bientôt définitivement le transport fluvial, notamment par la réalisation des liaisons de petite et de grande ceinture entre les gares parisiennes, Bercy reste encore pour un temps un pôle d’activités important pour la capitale. Outre l’activité liée au vin (présente jusqu’au dernier quart du XXe siècle), le port se consacre également au bois de chauffage qui descend par flottage en particulier depuis Clamecy, en bordure orientale du Morvan. Cette dernière activité ne survit pas au nouveau siècle.

Auteur : Bernard COLOMB


Bibliographie

  • Alain BELTRAN et Pascal GRISET, La Croissance économique de la France, 1815-1914, Paris, Armand Colin , 1994.
  • Alain CORBIN, L’Avènement des loisirs, Paris, Aubier, 1995.
  • Pierre DELFAUD, Claude GERARD, Pierre GUILLAUME et Jean-Alain LE SOURD, Nouvelle histoire économique, Paris, Armand Colin, 1985.
  • Jacques HILLAIRET, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Éditions de Minuit, 1985.
  • François LOYER, Paris XIXe siècle : l’immeuble et la rue, Paris, Hazan, 1987.

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