Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais
Ministère de la Culture

L'histoire par l'image de 1643 à 1945

 
S'abonner à
L'Histoire par l'image
Ajouter à un album

Albums liés

Mouvement ouvrier (2 études)

Affiche de la CGT en faveur de l’application de la loi des 8 heures
Affiche de la CGT en faveur de l’application de la loi des 8 heures
Félix DOUMENQ

condition ouvrière (12 études)

Scène de Cabaret.
Scène de Cabaret.
Louis Léopold BOILLY

Découvrez aussi

Conseil économique du travail

Conseil économique du travail
Conseil économique du travail
Félix DOUMENQ

Les grèves de mai-juin 1936

Grévistes jouant aux cartes dans la cour d’une usine occupée, en région parisienne.
Grévistes jouant aux cartes dans la cour d’une usine occupée, en région parisienne.

Le 1er mai 1936

1er mai 1936
1er mai 1936

L'application des 8 heures

commentaires 1 commentaire commentaires
Affiche de la CGT en faveur de l’application de la loi des 8 heures

© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine / MHC

Agrandissement - Zoom

Titre : Affiche de la CGT en faveur de l’application de la loi des 8 heures

Auteur : Félix DOUMENQ
Date de création : 1919
Lieu de Conservation : Bibliothèque de documentation internationale contemporaine / MHC (Paris) ; site web
Contact copyright : Bibliothèque de documentation internationale contemporaine ./MHC. 6, allée de l'Université. 92001 Nanterre Cedex. Tél. ,: 01 40 97 79 00 / Fax : 01 40 97 79 40. ; site web

  Contexte historique

La loi des 8 heures
La limitation de la durée de la journée de travail à 8 heures constitue l’une des revendications majeures du monde du travail dès les années 1880. A partir de 1890, la manifestation internationale du 1er Mai s’organise autour de cet objectif. Au sortir de la Grande Guerre, dans un climat marqué par une forte pression revendicative et par la crainte d’une contagion révolutionnaire, le gouvernement Clemenceau satisfait à cette exigence. La loi est votée le 23 avril, une semaine avant un 1er Mai dont il craint qu’il ne donne le coup d’envoi d’une puissante grève générale. Le texte contient toutefois des restrictions et dérogations propres à susciter l’inquiétude syndicale. Cette affiche éditée pour le premier mai la donne à voir.

  Analyse de l'image

Poursuivre le combat
Les affiches que le mouvement syndical publie avant guerre sont des placards dépourvus d’illustrations (ou presque). C’est à la une de la presse syndicale qu’on trouve ces dernières. Cette affiche constitue à cet égard un tournant. Elle émane de l’Union des syndicats de la Seine. En son centre, un énorme huit avec, dans sa boucle supérieure, le label et le sigle CGT et dans l’autre une horloge où des lettres se substituent à chacune des douze heures. En fond, un paysage industriel exprimant une dynamique à l’œuvre : le ciel est couleur de soleil, les cheminées d’usines fument à plein, une grue charge ou décharge des marchandise et des derricks, signe de modernité, se mêlent aux échafaudages de constructions, selon une diagonale ascendante qui fait mouvement. De part et d’autre du huit en forme d’horloge, deux groupes de personnages suspendus à une corde tentent d’agir sur le temps a contrario. A gauche, deux employés, deux ouvriers et deux femmes, identifiables à leur tenue : chapeaux mous et costumes, manches de chemises retroussées, tablier de forgeron, ceinture de terrassier, femmes « en cheveux ». Ils s’essaient à ramener l’aiguille des minutes vers 8 heures précises. A droite, quatre bourgeois portant un chapeau haut de forme ou melon et une dame en chapeau. Le graphisme crée une apparente symétrie au prix d’une jambe supplémentaire du côté des salariés... Mais, pour l’heure, les possédants pèsent un peu plus lourd.

  Interprétation

Une défiance à double détente
Cette affiche subvertit très légèrement une affiche confédérale contemporaine. Elle révèle les divergences entre la centrale dirigée par Léon Jouhaux, qui se réclame alors d’une « participation aux affaires de la nation » et l’union parisienne, où les syndicalistes révolutionnaires sont en position de force. La différence majeure entre les deux affiches s’exprime dans les messages explicites. On peut lire sur l’affiche confédérale, sous le bandeau 1e rmai, en marge, « Ouvriers, employés, encore un effort et... ». La phrase se prolonge sur l’horloge à la faveur des lettres qui font mot : « NOUS AURONS LES » et, barrant comme ici l’horloge : 8 heures. Le pluriel fait ici place au singulier, pour mieux responsabiliser chacun et l’inviter à agir. Puis le texte se transforme : « Le principe en est voté mais seule ton action... APPLIQUERA LES 8 heures ». La partie graphique demeure inchangée à une nuance près : dans l’affiche confédérale, le groupe des ouvriers et des employés avait pratiquement ramené l’aiguille à 8 heures. L’optimisme est moindre ici puisqu’il est presque 8 heures 2 : la mobilisation du 1er Mai demeure nécessaire

Auteur : Danielle TARTAKOWSKY


Bibliographie

  • Affiches et luttes syndicales de la CGT, Paris, Chêne, 1978.
  • Jean Pierrre Le Crm (dir.), Deux siècles de droit du travail, Les Editions de l’Atelier, Paris, 1998.
  • Claude Willard (dir.), La France ouvrière, Les Editions de l’Atelier, 1995, t. I.

Commentaires

Je suis en train dit étudier en cours et cela est très intéressant.
Avant il pouvait faire plus de 17 heures de travaille par jour alors que maintenant si on fais plus de 9 heure de travaille par jours c'est l'amentable ;)
Aicila
Par Aicila le 27/03/11 à 18h46 - #128

Laisser un commentaire :

twitter

facebook










Haut de page