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L'histoire par l'image de 1643 à 1945

 
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Un comité révolutionnaire sous la Terreur

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Intérieur d’un comité révolutionnaire sous la Terreur. Eau-forte de C.N.Malapeau

© Centre historique des Archives nationales - Atelier de photographie

Agrandissement - Zoom

Titre : Intérieur d’un comité révolutionnaire sous la Terreur. Eau-forte de C.N.Malapeau

Date de création : 1797
Date représentée : 1793
Dimensions : Hauteur 27.6 cm - Largeur 34.5 cm
Technique et autres indications : Gravure; eau-forte
Lieu de Conservation : Centre historique des Archives nationales (Paris) ; site web
Contact copyright : CARAN - service de reprographie, 60 rue des Francs-Bourgeois, 75141 Paris cedex 03 ; site web
Référence de l'image : AE/II/3665

Animation

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  Contexte historique

Le fonctionnement des comités révolutionnaires

Dans le cadre des mesures d’exception qu'elle prend au printemps 1793, la Convention décrète le 21 mars que chaque commune ou section aura à constituer un comité de surveillance révolutionnaire de douze membres pour identifier les étrangers. Chargés également des suspects à partir de septembre, ces comités composés de sans-culottes issus des clubs de Jacobins et des sociétés populaires jouent le rôle d’instruments de police politique. Ils sont bientôt placés dans l’unique dépendance du gouvernement révolutionnaire. Rémunérés sur des fonds attribués par le Comité de salut public, ils sont chargés « de l’application des lois révolutionnaires et des mesures de sûreté générale et de salut public », ce qui leur permet toutes les mesures arbitraires. Ils constituent ainsi, du printemps 1793 à l’été 1794, des organes d’exception faisant partie du système de la Terreur.

  Analyse de l'image

L’intérieur d’un comité révolutionnaire

Vingt Jacobins, la pipe à la bouche, le verre à la main, armés de piques et de gourdins, procèdent à l’interrogatoire d’un jeune homme, d’une jeune femme et de leur petite fille au milieu des cris, des vociférations, de la fumée. Ils sont vêtus du costume des sans-culottes et coiffés du bonnet rouge. Au mur pend l’oriflamme de la section, entre les tables des droits de l’homme et les bustes de Marat et de Le Peletier. Derrière la table, les cartons d’archives empilés contiennent les interrogatoires et les dénonciations largement utilisés sous le régime de la Terreur. Au sol traînent des bouteilles cassées et des grabats en désordre.

  Interprétation

Des témoignages postérieurs mais convergents

Le dessin d’Alexandre-Evariste Fragonard, fils du peintre Jean-Honoré Fragonard, est postérieur à la Terreur, période d’activité des comités de surveillance révolutionnaire. Gravé à l’eau-forte par Claude-Nicolas Malapeau, il est reproduit par Pierre-Gabriel Berthault dans les Tableaux historiques de la Révolution française.

Cette image cherche visiblement à dénoncer et à exorciser les abus et l’arbitraire de la Terreur qui ont terriblement marqué les mémoires, mais elle garde un saisissant caractère de témoignage. Les bonnets phrygiens, les piques, les bouteilles et les cartons d’archives se retrouvent sur les autres estampes qui représentent ces comités.

Auteur : Luce-Marie ALBIGÈS


Bibliographie

  • Bibliothèque nationale, Estampes. Collection de Vinck. Inventaire analytique par F. L. Bruel, Paris, 1914.
  • Albert SOBOUL, Dictionnaire historique de la Révolution, Paris, PUF, 1989.
  • Michel VOVELLE, La Révolution française, images et récit, 1789-1799, tome IV., Paris, Messidor, 1986.

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