Des États généraux au coup d’État du 18 Brumaire,la Révolution française dure dix ans.
La fin de l’absolutisme et des privilèges laisse espérer en 1789 une ère nouvelle placée sous le signe de la liberté et de l’égalité des droits. Mais l’impossible conciliation des principes de l’Ancien Régime avec la fuite en avant du mouvement révolutionnaireplonge le pays dans une guerre civile continue.
Après une ascension fulgurante, Bonaparte prend le pouvoir en 1799, confisquant une révolution qui ne parvient pas à s’achever.
Pendant quinze ans la destinée de la France se confond avec celle d'un homme.
Occupé à réorganiser en profondeur les institutions du pays, Bonaparte, qui devient en 1804 Napoléon Ier, entend détruire à l'extérieur les anciennes légitimités. Le succès impressionnant des armes autorise l'Empereur à bouleverser la carte politique de l'Europe.
Mais sa soif de conquêtes et celle de sa famille dressent l'ensemble des puissances européennes contre la France. En 1814, une formidable coalition vient à bout de la Grande armée et de l'Empire.

Après les Cent-Jours et la défaite de Waterloo qui met un terme définitif à l’Empire, la France renoue avec la monarchie, dont l’arbitraire se voit limité par une charte. Très vite cependant, sous la pression des « ultras », hier ennemis de la Révolution, Louis XVIII confisque les nouvelles libertés concédées.
En voulant rétablir de fait l’Ancien Régime, son frère Charles X, qui lui succède, provoque en juillet 1830 une révolution qui chasse les Bourbons du pouvoir.

Louis-Philippe, « roi des Français », veut concilier l’Ancien Régime avec les acquis de la Révolution.
La monarchie de Juillet, qui s’appuie sur la bourgeoisie, n’entend pas satisfaire cependant les revendications sociales que fait naître la révolution industrielle.
Durement réprimée au début des années 1830, l’opposition républicaine se met en sommeil au moment où la France poursuit son expansion économique.
Mais l’arrivée d’une dépression et le durcissement du régime engendrent en février 1848 une nouvelle révolution : la IIe République est proclamée.

A l’instauration du suffrage universel en février 1848 succède la sanglante répression de juin : la IIe République est vite discréditée.
Élu à sa tête en décembre, Louis Napoléon Bonaparte provoque fin 1851 un coup d’État à l’origine du Second Empire. D’abord autoritaire, le régime de Napoléon III se libéralise dans les années 1860 alors que le pays se modernise à grand pas.
Les ambitions de la Prusse ont toutefois raison du régime impérial, dont l’armée essuie en 1870 une terrible défaite. Une incertaine IIIe République voit alors le jour.

Née de la défaite de 1870 et de la sanglante répression de la Commune, la IIIe République parvient non sans peine à triompher des projets de restauration monarchique.
Le nouveau régime se veut l’héritier de la Révolution : la presse, les syndicats, les partis politiques sont désormais libres tandis que le pouvoir de l’Église catholique est contré.
Mais l’instabilité parlementaire engendre la crise du boulangisme avant que l’affaire Dreyfus, qui divise en profondeur les Français, ne mette en péril les valeurs fondamentales de la République.

La réhabilitation du capitaine Dreyfus intervient dans le contexte de ce qui a été appelé après coup la « Belle Époque ». Portée notamment par les industries nouvelles (automobile, aviation, chimie...), la France, sans être à l’abri de sérieuses crises sociales, connaît une réelle expansion.
L’élan est toutefois brisé en août 1914 avec le déclenchement d’un conflit d’une ampleur inédite et qui va durer plus de quatre années.
Au prix d’un terrible sacrifice humain, l’Allemagne et ses alliés sont finalement vaincus en 1918.

La victoire de 1918 ne rend pas au pays sa prospérité d’avant-guerre.
La croissance des années 20 ne dure pas : en 1929 éclate une crise mondiale que la France subit avec retard, mais plus longuement.
La faiblesse des institutions prive les gouvernements successifs des moyens d’agir et suscite une violente vague d’antiparlementarisme. Résolu à contrer cette menace, le Front populaire gagne les élections de 1936 et réalise d’importantes réformes sociales.
Mais en 1939, les visées de l’Allemagne hitlérienne plongent la France dans une nouvelle guerre.
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