L'impératrice Joséphine

Date de publication : avril 2014

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Contexte historique

Marie-Josèphe Rose Tascher de la Pagerie (1763-1814) naquit à la Martinique dans une famille installée aux Iles depuis un demi-siècle. Après une jeunesse libre et oisive, elle épousa en France, en 1779, le chevalier Alexandre de Beauharnais. De cette union naquirent Eugène et Hortense. Séparée de son époux six ans plus tard, elle vécut à Paris la vie d’une mondaine désargentée et poursuivie par ses créanciers. Emprisonnée comme Beauharnais sous la Révolution, elle fut libérée le 9 thermidor alors que son mari avait été guillotiné. Par l’intermédiaire de Barras, l’un de ses amants, elle connut Bonaparte qui l’épousa en 1796, avant la campagne d’Italie. Rose devint alors Joséphine. Son inconduite pendant l’absence de Napoléon, lors de la campagne d’Egypte, lui fit frôler le divorce.Couronnée impératrice en 1804, elle subit la haine du clan Bonaparte. Elle exerça néanmoins une grande influence sur Napoléon et sut l’aider dans sa politique d’apaisement : restée royaliste au fond du cœur, elle n’avait jamais rompu avec son ancien milieu et put ainsi établir un lien précieux entre l’Empereur et la noblesse d’Ancien Régime. Incapable de donner un héritier au trône, elle dut accepter le divorce en 1809. Grâce aux deux millions que lui versait chaque année le Trésor, elle vécut dès lors dans une demi-retraite dorée au château de la Malmaison qu’elle avait acquis en 1799.

Analyse des images

<p>L’impératrice porte ici le grand habillement du sacre. Il fut dessiné, à l’instar de celui de l’Empereur, par Isabey et Percier et comportait « un grand manteau de velours pourpre semé d’abeilles d’or (long de 22,60 m) réalisé par la maison de modes Leroy et Rimbaud ; dans la broderie sont enlacées des branches de laurier, de chêne et d’olivier qui entourent la lettre « N ». La doublure et la bordure sont en hermine. Le manteau est attaché sur l’épaule gauche et soutenu par une agrafe à la ceinture du côté gauche. La robe est semée d’abeilles d’or. Le corsage et le haut des manches sont enrichis de diamants (…) le diadème, le collier et les boucles d’oreilles sont en pierres gravées, entourées de brillants : la collerette est en dentelle lamée d’or » (Revue du Souvenir Napoléonien, 59e année, n° 406, p. 63). A côté de l’impératrice, sur un coussin, repose la couronne d’or, de pierres de couleur et de perles, œuvre du joaillier Marguerite. Le fauteuil du trône, réalisé en 1805 par le grand ébéniste Jacob-Desmalter, est aujourd’hui au château de Fontainebleau.</p>

Interprétation

Bibliographie

Bernard CHEVALLIER, Christophe PINCEMAILLE L’impératrice Joséphine Paris, Presses de la Renaissance, 1998 Françoise WAGENER L’impératrice Joséphine : 1763-1814 Paris, Flammarion, 1999

Pour citer cet article
Robert FOHR et Pascal TORRÈS, « L'impératrice Joséphine », Histoire par l'image [en ligne], consulté le 21 mars 2019. URL : http://www.histoire-image.org/de/etudes/imperatrice-josephine
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